Girls Do Porn : un nouveau témoignage à charge, du caméraman

Girls Do Porn se retrouve une nouvelle fois dans une situation très délicate. Un caméraman travaillant pour la société a en effet été entendu par le tribunal saisi de l’affaire. Il a alors confirmé avoir reçu l’ordre de mentir délibérément aux actrices amatrices qui ont tourné dans les productions du studio.

Pour comprendre les enjeux de ce témoignage, il est sans doute préférable de commencer par un bref rappel.

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Crédits Pixabay

Girls Do Porn est un studio de production spécialisé dans les productions pour adultes. Il réalise principalement des vidéos et des courts métrages qui sont ensuite partagés sur les plateformes spécialisées comme Pornhub par exemple.

Girls Do Porn dans la tourmente

Pour se distinguer de ses concurrents, Girls Do Porn s’est spécialisé dans les contenus amateurs, avec un fonctionnement un peu similaire à celui de Jacquie & Michel.

Sauf que voilà, cet été, trente-deux femmes ont porté plainte contre la société. Elles l’accusent en effet de ne pas avoir été totalement transparente avec elles et, surtout, de leur avoir menti sur l’utilisation qui allait être faite de leurs vidéos.

D’après leur plainte, elles ignoraient en effet que ces vidéos finiraient par être partagées sur des plateformes spécialisées… publiques. Les vidéos étaient en effet censées s’adresser à des collectionneurs privés.

Dans les faits, cela n’a cependant pas été le cas. Girls Do Porn dispose en effet d’une chaîne publique sur Pornhub, une chaîne où la société partage la plupart de ses vidéos, avec des millions de vues à la clé et, on l’imagine, un beau pactole à la fin du mois.

Pour ne rien arranger, les plaignantes ont également vu leurs informations personnelles se retrouver sur certains sites et forums spécialisés dans le doxxing, comme le très controversé Porn WikiLeaks.

De son côté, le studio n’a pas reconnu les faits et il a ainsi assuré à maintes reprises que ses apprenties actrices étaient parfaitement au courant de ce à quoi elles s’engageaient en acceptant de tourner pour elle.

Un témoignage accablant d’un ancien caméraman

Un nouveau témoignage vient cependant contredire les déclarations de l’entreprise.

Theodore Gyi, un des caméramans travaillant pour Girls Do Porn, a en effet déclaré devant la Cour qu’il avait reçu spécifiquement l’ordre de mentir aux actrices amatrices et de leur cacher la manière dont leurs vidéos allaient être exploitées. Pire encore, l’ordre en question aurait directement émané du propriétaire des lieux.

Pour ne rien arranger, le caméraman a également indiqué avoir vu l’acteur principal de Girls Do Porn et le réalisateur de ces vidéos mentir de même aux actrices en leur assurant que leurs vidéos se destinaient à des DVD privés destinés principalement au marché australien.

À l’origine, Théodore Gyi a été embauché pour prendre en charge le tournage et le montage des vidéos de Girls Do Porn. L’ancien caméraman avait en effet été affecté à une nouvelle division censée se focaliser sur des actrices amatrices travaillant en solo.

L’homme faisait donc partie des rares personnes qui étaient physiquement présentes sur les lieux durant les tournages, ce qui donne encore plus de poids à son témoignage. Après ce revers, on ne peut que se demander si la société va pouvoir se tirer de ce mauvais pas.

De son côté, Pornhub n’a fait aucune déclaration spécifique.