Gmail va bientôt bloquer les pièces jointes en JavaScript

Gmail va bientôt bloquer les pièces jointes en JavaScript afin de réduire autant que possible le risque d’infection. Une décision plutôt logique compte tenu du contexte actuel.

Les virus font depuis longtemps partie de notre quotidien, mais cela n’a pas toujours été ainsi. Dans les années 80, ces programmes malveillants étaient assez rares. Tout a cependant changé lorsqu’ARPANET a été infecté par Brain, un programme capable de renommer toutes les disquettes de démarrage en (C)Brain.

Gmail JavaScript

Gmail va fermer la porte au JavaScript.

Le plus amusant, c’est que ce programme n’avait pas réellement pour vocation à nuire. Les créateurs du virus voulaient simplement faire leur pub.

Le JavaScript interdit sur Gmail

Depuis, la situation a bien changé. Les virus prolifèrent sur la toile et certains d’entre eux sont tout simplement redoutables. Le meilleur exemple reste celui des ransomwares puisque ces programmes font de plus en plus dégâts. Ils sont même capables de paralyser des administrations, des hôpitaux ou même des collèges entiers.

Les moyens de propagation sont restés les mêmes en revanche. Dans la plupart des cas, les virus utilisent en effet nos messageries pour se répandre à travers le monde et infecter nos ordinateurs.

Gmail a pris les devants et le service a ainsi choisi de mettre en place de nombreuses restrictions au niveau des pièces jointes. Il est ainsi impossible d’utiliser le service pour envoyer des exécutables comme des .exe, des .bat ou même des .msc.

Comme indiqué un peu plus haut, le service a décidé d’étendre cette interdiction aux fichiers JavaScript, au format .js. Dans très peu de temps, les utilisateurs n’ont donc plus la possibilité d’envoyer ces fichiers par courriels à leurs contacts.

Une décision logique et nécessaire

Ni sous cette forme, ni même en passant par des archives compressées.

S’ils souhaitent tout de même partager ce type de fichiers, ils devront donc s’appuyer sur des services connexes ou passer par Google Drive. Cette décision peut paraître assez restrictive, mais elle est malheureusement indispensable. Il existe en effet sur le marché plusieurs virus développés dans ce langage.

Ransom32 est d’ailleurs l’un d’entre eux. Détecté en début d’année dernière, ce ransomware a fait couler beaucoup d’encre à l’époque et il a surtout infecté des centaines de systèmes en l’espace de quelques jours.

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