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Google + 1 = 0

Si vous suivez d’autres blogs que celui là, alors vous devez sans doute déjà savoir que Google a lancé une toute nouvelle fonction : Google + 1. Le principe de cette dernière est relativement simple, la firme intégré à son moteur de recherche et à côté de chacun des résultats de vos recherches un nouveau bouton. En cliquant dessus, vous pourrez montrer à tout le monde combien vous aimez la page en question et la promouvoir ainsi auprès de tous vos amis. Oui, exactement comme le bouton « j’aime » de Facebook, c’est exactement ça…

Google + 1 n’est pas encore accessible à tous. Pour en profiter, il est nécessaire de se connecter à Google avec notre compte, d’activer la fonction dans Google Labs et de partir ensuite sur la version américaine du moteur de recherche. Là, on lance une recherche, n’importe laquelle, et on peut constater l’apparition d’un tout nouveau bouton qui vient se positionner juste avant la loupe de Google Instant Previews. « + 1 », c’est son nom, vous permettra donc de marquer le contenu de votre choix, contenu qui sera ensuite visible sur votre profil public mais pas seulement. Non, comme le moteur l’indique, ce fameux clic pourra également être pris en compte dans le programme publicitaire de la firme. Une fois de plus, il est encore question de publicité ciblée, évidemment.

Côté profil de l’utilisateur, on pourra constater la présence d’un nouvel onglet : « + 1’s ». Comme son nom l’indique, ce dernier permettra aux internautes de connaître le nom des pages et des sites que vous avez marqués. D’un seul coup d’oeil, ils pourront ainsi connaître vos goûts et vos bonnes adresses. Seul bémol, s’ils désirent apporter leur pierre à l’édifice, alors ils devront lancer une nouvelle recherche de leur côté. On aurait apprécié la présence d’un bouton nous permettant de voter nous aussi pour le contenu de notre choix. Dommage.

Google est un peu le roi de la recherche à l’heure actuelle, c’est évident. En partant de rien, Larry Page et Sergey Brin sont parvenus à construire un empire mais ce n’est pas pour autant que tout réussi forcément à la firme. Loin de là, même. Certains de ses services n’ont jamais rencontré le succès et ont même fini par disparaître. Au revoir Google Answers, adieu Web Accelerator. Mais ses plus grands échecs, ce sont finalement les plateformes sociales qu’elle a tenté d’imposer face à Facebook ou à Twitter mais qui ne sont pas parvenues à séduire les internautes. On pensera à Google Wave et à Google Buzz.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Google + 1 n’a évidemment rien d’un réseau social. Non, mais c’est un outil qui pourrait tout-à-fait s’inscrire dans quelque chose de plus gros. On sait que Google prépare quelque chose, un nouveau service qui pourrait s’appeler Google Me et qui pourrait arriver dès cet automne. Un service qui pourrait opter pour une stratégie différente de Wave ou de Buzz en ne proposant pas une page dédiée mais en venant s’intégrer directement au moteur de recherche de la firme histoire, bien sûr, de profiter de son succès.

Comme le suggère le titre de mon article, Google + 1 ne m’enthousiasme pas particulièrement. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette fonctionnalité n’a rien d’originale, c’est le bouton « j’aime » de Facebook transposé au web et on était droit d’attendre plus d’une firme comme celle-ci. Finalement, c’est la même chose que pour Buzz. Plutôt que d’inventer quelque chose de nouveau, Google se contente de reprendre à son compte une idée populaire. Sauf que voilà, si le bouton « j’aime » marche bien sur le réseau social de Mark Zuckerberg, il ne rencontrera pas forcément autant de succès sur le moteur de recherche de la firme. En effet, quand on va sur Facebook, c’est justement pour interagir avec d’autres utilisateurs. En revanche, quand on se rend sur un moteur de recherche, et bien c’est essentiellement pour trouver de l’information.

Toutefois, je l’avoue, j’ai quand même très hâte de pouvoir mettre la main sur Google Me.

Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.