Google avoue avoir manqué à son obligation de confidentialité

Le responsable de la confidentialité chez Google, Keith Enright, a reconnu dans un témoignage écrit que l’entreprise avait commis des erreurs de confidentialité dans le passé.

Bien que ce témoignage ne mentionne pas concrètement les erreurs commises, le responsable affirme que ces erreurs ont permis à la firme de Mountain View d’apprendre et d’améliorer sa politique de confidentialité.

Le moteur de recherche a essuyé de nombreuses critiques concernant ses problèmes de confidentialité. Ces lacunes lui ont d’ailleurs déjà valu plusieurs réprimandes et sanctions de la part de la Federal Trade Commission (FTC).

Cette fois-ci, Google siège aux côtés d’Amazon, Apple, AT&T ainsi que d’autres entreprises pour tenter de mettre fin aux préoccupations croissantes en matière de protection de données utilisateurs.

Inquiétude sur l’exploitation des données utilisateurs

L’Union européenne et la Californie ont adopté de nouvelles exigences strictes en matière de confidentialité des données.

Suite à quoi, le président du comité sénatorial du commerce, John Thune, a déclaré que le Congrès devrait inscrire la protection de la confidentialité des données dans la loi.

Il a écrit dans le journal The Hill que « les controverses grandissantes » ont semé le doute sur la capacité des entreprises technologiques à « se réguler et appliquer de véritables garanties de confidentialité pour la collecte et l’utilisation de nos données numériques. » De son côté, le ministère de la Justice a aussi organisé une « séance d’écoute » avec les procureurs généraux des États pour savoir quelles mesures le gouvernement peut prendre pour protéger les consommateurs en ligne.

Plusieurs mesures déjà entreprises

Du côté légal, l’Europe a adopté de nouvelles lois très strictes en matière de protection des données des consommateurs avec le règlement général sur la protection des données de l’Union européenne, entré en vigueur en mai 2018. De plus, le gouverneur de la Californie, Jerry Brown, a aussi ratifié une loi permettant aux consommateurs de contrôler la manière dont les entreprises technologiques utilisent leurs informations personnelles.

Du côté de l’administration et des associations, l’Administration nationale des télécommunications et de l’information (NTIA) a tenu plus de 50 réunions avec plusieurs grands acteurs de la vie numérique tels que des fournisseurs d’accès Internet, des entreprises technologiques et des défenseurs de la vie privée. L’Association Internet, qui regroupe plus de 40 entreprises numériques et technologiques, a déclaré en septembre 2018 qu’elle moderniserait les règles de confidentialité des données d’ici 2020.

Désormais, toute violation des lois sur la protection des données confidentielles sera frappée d’une amende pouvant aller de quelques centaines de milliers d’euros à 20 millions d’euros.

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