Google Cloud : les doutes autour d’Andrew Moore

Google Cloud a récemment annoncé que Lee Fei-Fei sera remplacée en fin d’année 2018 par Andrew Moore, co-président d’un groupe de réflexion sur la défense et ancien administrateur de Google de 2007 à 2014.

Cependant, l’arrivée de ce futur responsable risque de ne pas apaiser les inquiétudes qui ont secoué les employés du géant IT il y a quelque temps en raison du projet Maven.

Maven est un projet de Google qui a causé un grand remue-ménage au sein de la société. La firme de Mountain View a été fortement critiquée de vouloir développer des systèmes d’armes pour le compte de l’armée. Les rapports de l’entreprise ont révélé que la société enseignait aux militaires comment se servir d’une plateforme d’apprentissage automatique, nommée TensorFlow, pour analyser les images de drones.

Malgré ces explications, des centaines de salariés de Google ont protesté contre la continuité de ce projet et au moins une dizaine d’employés ont refusé d’y être impliqués.

Andrew Moore sur l’intelligence artificielle

Le futur responsable de Google Cloud est le co-président de Center for a New American Security (CNAS) dont l’objectif est de déterminer comment le gouvernement américain devrait réagir face aux menaces que peut représenter l’intelligence artificielle.

Au moment de sa nomination à ce poste en mai 2018, Andrew Moore a déclaré qu’il fallait veiller à ce que ces systèmes fonctionnent avec l’être humain de manière à le rendre plus performant et non à le remplacer.

Il a également ajouté que le pouvoir de décision devait toujours revenir à l’être humain.

Quid de la collaboration avec la Chine ?

En marge du Projet Maven, d’autres projets de l’entreprise ont également été contestés par les employés, notamment Dragonfly, un moteur de recherche élaboré par Google pour le compte du gouvernement chinois. Les dirigeants chinois s’en serviraient comme outil de censure. Parmi les contestataires figurent du projet l’ancien scientifique principal de Google, James Poulson.

Toutefois, le projet Dragonfly reste assez flou. Reuters a rapporté une déclaration du média d’Etat China Securities Daily dans lequel celui-ci nie l’existence de cette collaboration entre Google et le gouvernement chinois. De son côté, le cofondateur de Google, Sergey Brin, a déclaré que la firme a refusé de continuer à se livrer à la censure chinoise en 2010.

D’autres sources, comme Intercept, a laissé entendre que le projet Dragonfly avait déjà été présenté comme une application quasiment achevée au gouvernement chinois.

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