Google condamné par la CNIL à une amende de 100.000 euros

Google Street View est un outil fantastique. Non, vraiment, tout le monde l’adore, y compris mon grand père de 90 ans qui l’utilise souvent pour revisiter les lieux de sa (lointaine) enfance et se rappeler de bons souvenirs. Malgré cela, les Google Cars (sans qui rien ne serait possible) sont souvent pointées du doigt par les autorités compétentes en matière de protection des données privées. Cette fois, c’est la CNIL qui a montré les crocs et qui vient tout juste d’infliger à Google une amende de 100.000 euros.

Pour Google, 100.000 euros, ce n’est vraiment pas grand chose. A peine une goutte d’eau dans l’océan des bénéfices de la société. Cela étant dit, plus que la somme, c’est finalement le geste qui est important. D’autant plus que Google est sanctionné pour des agissements qui lui sont reprochés depuis un certain temps et qui touchent, bien évidemment, à la collecte des données privées.

Plus précisément, la CNIL a Google dans son collimateur depuis 2010. La commission avait ainsi adressé une mise en demeure à la firme en lui demandant de cesser de collecter des données sur les réseaux WiFi des particuliers. En effet, comme certains d’entre vous doivent le savoir, les Google Cars sont assez gourmandes et relèvent des données sur les réseaux qu’elles croisent. Des données qui peuvent autant être techniques (SSID, adresses MAC…) que privée. Parmi ces dernières, on peut trouver des données de connexion, des mots de passe de messagerie ou encore des échanges de mails.

Etonnant ? Il faut bien l’avouer, imaginer un seul instant qu’une Google Car puisse accéder aussi facilement à toutes ces données, c’est très effrayant. Beaucoup de gens pensent que le rôle de ces voitures pas comme les autres consiste tout simplement à filmer les rues, les villages et les villes mais ce n’est pas le cas. Lorsque ces véhicules passent à proximité d’un réseau WiFi non sécurisé, ils en profitent également pour relever quelques données privée au passage. Et la seule explication fournie par Google, c’était qu’il s’agissait d’une simple erreur malencontreuse. La firme avait d’ailleurs été pris l’engagement de supprimer toutes ces données collectées par erreur mais elle n’a visiblement pas respecté la parole.

Et finalement, la CNIL en a eu assez d’attendre et à décidé de punir tout simplement la firme pour ses différents écarts. Ce qu’il vaut signaler, bien sûr, c’est que la commission ne va certainement pas en rester là et qu’elle va enquêter plus en avant sur les différents services du géant américain. Et son prochain cheval de bataille va être… Google Latitude. En effet, le célèbre service mobile de géolocalisation serait tout aussi indiscret que les Google Cars.

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