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Google déclare enfin la guerre au Revenge Porn

Google aura pris son temps (ce n’est rien de le dire) mais la firme a enfin décidé de partir en guerre contre le « Revenge Porn » et c’est évidemment une très bonne nouvelle pour toutes les personnes qui en sont victimes. Elles se comptent d’ailleurs par milliers.

Mais qu’est ce que c’est au juste ? Si vous ne connaissez pas ce terrible terme, alors sachez qu’il fait simplement allusion à des contenus (photos ou vidéos) sexuellement explicites partagés en ligne sans le consentement des personnes apparaissant dessus.

Revenge Porn Google

Google a enfin décidé de tendre la main vers les victimes de « Revenge Porn ».

Comment ces contenus peuvent-ils se retrouver sur la toile ? C’est assez simple en fait. La plupart du temps, ils sont publiés par les anciens conjoints des victimes, pour humilier leur ex-partenaire suite à une rupture ou même à une trahison.

Tout est une question de trahison… et de vengeance

Idiot ? Assurément mais cette « tendance » ne date pas d’hier en réalité. D’après l’article publié par la Wikipédia, il serait né dans les années 80 sous l’impulsion d’un magazine très populaire : Hustler.

Ce dernier avait effectivement lancé dans ces années là une rubrique présentant des images de femmes nues soumises par les lecteurs. Elles étaient souvent accompagnées d’un court descriptif donnant des détails sur la « victime » et le plus terrifiant, dans l’histoire, c’est que toutes ces femmes n’avaient pas forcément donné leur consentement.

Loin de là même et le magazine a du faire face à de nombreux procès à l’époque à cause de ça.

Le phénomène s’est considérablement amplifié au début des années 2000 et c’est d’ailleurs à cette période que nous avons commencé à voir émerger des sites spécialisés.

Il est évidemment difficile – sinon impossible – de ne pas penser au site yougotposted.com puisqu’il a défrayé la chronique entre 2010 et 2013. Kevin Bollart, son administrateur, a d’ailleurs été condamné à dix-huit ans de prison et à une amende de dix mille dollars au début de l’année.

Un jugement certes sévère, mais amplement mérité puisque Kevin s’est fait beaucoup d’argent en exploitant la détresse des victimes de « Revenge Porn ». Elles pouvaient effectivement faire disparaître les photos présentes sur le portail en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Face à ces abus, plusieurs géants du web se sont mobilisés et c’est notamment le cas de Reddit qui a modifié ses conditions d’utilisation en février 2015 pour interdire ce type de contenus. Twitter n’est pas non plus resté les mains dans les poches et il a aussi mis en place des filtres pour supprimer les images et les vidéos de ce type en mars dernier.

Google, lui, n’était pas encore intervenu mais cela vient tout juste de changer. Amit Singhal a effectivement annoncé hier la mise en place d’un formulaire à l’intention de toutes les victimes de « Revenge Porn ». Elles n’auront qu’à le remplir scrupuleusement et à indiquer l’adresse des contenus posant problème pour ouvrir une enquête.

Si la requête est valide, alors les pages associées seront toutes désindexées par le moteur.

Notez tout de même que le formulaire en question n’est pas encore disponible et il ne le sera pas avant plusieurs semaines.

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