Google : Dragonfly critiqué par Amnesty International

Alors que Google fait depuis plusieurs mois l’objet de vives critiques de la part de plusieurs organismes défenseurs des droits de l’homme en plus de ses propres employés, c’est au tour d’Amnesty International de s’en prendre au géant de l’Internet sur son projet Dragonfly.

Le groupe de défense des droits de l’homme reproche à la firme de Mountain View d’aider le gouvernement chinois à espionner ses citoyens en lui développant un moteur de recherche qui permet de censurer certaines recherches en ligne effectuées par les ressortissants du pays.

À Madrid en Espagne, des activistes ont manifesté devant le siège de Google. Les participants étaient armés de pancartes avec des slogans qui clamaient l’annulation du projet Dragonfly.

Violation des droits de l’Homme

Pour Amnesty International, en travaillant sur le projet Dragonfly, Google se rend « complice de violations des droits humains. » Durant la manifestation à Madrid, les activistes du groupe ont brandi un ballon en forme de libellule géante ainsi que des banderoles qui disaient : « Google, ne censure pas en Chine, non au projet Dragonfly. »

Toutes ces attaques et ces reproches ne sont pas sans conséquence sur les employés de Google. Vanessa Harry, chef de produit du moteur de recherche, a exprimé son malaise sur Twitter.

« Quand j’ai rejoint Google, je ne pensais pas que nous serions la cible d’une attaque d’Amnesty International. » a-t-elle déclaré en accompagnant son post d’un émoji triste.

Google inspire la déception

Selon Yana Calou, responsable de l’engagement et de la formation pour le groupe de défense des droits Coworker.org, « une confiance a été brisée » entre Google et beaucoup de ses Googlers pour qui l’éthique de l’entreprise avait toujours été une source de fierté.

Comme l’explique Joe Westby, chercheur à Amnesty International : « La raison pour laquelle les gens sont si choqués par cette situation est qu’ils ont rejoint Google avec le sentiment qu’ils développaient des technologies bénéfiques pour la société. »

Il reste à savoir si tout comme pour le projet Maven, Google va écouter l’opinion publique et laisser tomber le développement d’un moteur de recherche censuré. Pressé de toute part, l’entreprise a pour l’instant refusé de commenter la situation.

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