Google Drive pose problème aux travailleuses du sexe

Google Drive s’est rapidement imposé sur le secteur du cloud depuis le lancement de la toute première version du service et nous sommes désormais des millions à travers le monde à l’utiliser pour stocker nos documents et nos photos. Les travailleuses du sexe ne font pas exception à la règle, mais ces dernières semblent rencontrer des  problèmes avec le service depuis le début de la semaine.

Tout a commencé lorsque Avey Moon, une camgirl, a tenté d’envoyer au gagnant d’un de ses concours une vidéo stockée sur son espace de stockage personnel, une vidéo sobrement intitulée « POV Blowjob ».

Comparateur Google

Ce n’était pas la première fois qu’elle procédait à une telle opération, mais le service a étonnamment refusé d’exécuter ses ordres cette fois-là.

Google Drive a une politique stricte en matière de contenus autorisés

Motherboard a entendu parler de l’histoire et nos confrères ont donc contacté six autres travailleuses du sexe afin de leur demander si elles étaient elles aussi confrontées au même problème. Après des tests menés de leur côté, ces dernières ont indiqué que c’était bien le cas et certaines ont même eu la surprise de découvrir que certains contenus pour adulte stockés sur leur compte avaient disparu sans le moindre avertissement.

Fermement décidé à faire toute la lumière sur cette délicate question, Motherboard a donc fait remonter le problème à Google.

Un porte-parole de l’entreprise a alors renvoyé nos confrères vers les conditions d’utilisation du service, et plus précisément vers cette page.

La page en question porte sur les contenus non autorisés sur la plateforme et elle comprend bien entendu un passage entièrement dédié au matériel sexuellement explicite. Là, il est clairement dit que Google n’autorise pas la publication d’images ou même de vidéos sexuellement « explicites » et/ou « pornographiques ». Seuls les écrits dépourvus d’illustrations et les représentations naturalistes ou les documentaires sont autorisés.

Plus haut, Google explique que l’entreprise se doit d’imposer de telles règles afin de maintenir une « expérience positive » pour tous les utilisateurs de ses produits et qu’il est de son devoir de « réprimer les abus » menaçant la capacité de la société à faire profiter ses utilisateurs de ses services.

Des règles qui peuvent poser problème

Google stipule également noir sur blanc que ces règles s’appliquent à la fois au contenu stocké sur Drive et aux documents partagés par les utilisateurs.

Ces problèmes de partage ne se limitent pas à une poignée d’utilisateurs et de nombreuses travailleuses du sexe ont ainsi été confrontées aux mêmes problèmes sur les contenus disposant d’un titre équivoque. Toutefois, en temps normal, Google Drive est censé afficher un message d’avertissement expliquant pourquoi le contenu ne peut pas être partagé, ce qui n’a pas franchement été le cas ici.

C’est évidemment un problème, car ces utilisatrices utilisent Google Drive pour partager certains contenus premiums, des contenus réservés à leurs abonnés, à leurs soutiens financiers ou même aux gagnants des concours organisés par leurs soins. Elles craignent donc de voir leur réputation entachée ou même de faire l’objet d’une plainte.

Cette histoire prouve une fois de plus que le cloud a aussi ses limites.

Du coup, si vous avez ce genre de contenus à stocker et/ou à partager, il sera peut-être préférable de revenir aux fondamentaux comme le FTP ou bien de passer par une solution plus flexible comme ownCloud. Avec un bon NAS et une bonne connexion derrière, vous devriez être en mesure de vous passer facilement de toutes ces solutions.