Google et Bing partent en guerre contre les sites pirates en Grande-Bretagne

Google et Bing ont signé un accord avec le gouvernement britannique. Il vise à rendre les sites piratages moins visibles dans les résultats des recherches. Les filtres seront mis en place dès le 1er juin.

L’accord en question a été signé avec plusieurs instances différentes, et notamment avec la British Phonographic Industry, la Motion Picture Association et l’Intellectual Property Office. Si ce dernier nom ne vous dit rien, c’est tout à fait normal, car il s’agit d’une agence gouvernementale britannique, une agence chargée de faire respecter les droits d’auteur.

Accord Google Bing

Google et Bing vont bientôt déréférencer les sites pirates.

Dans ce cas précis, elle représentait les intérêts de plus d’une douzaine d’organisations liées aux ayants droit.

Google et Bing ont accepté les demandes des ayants droit

Google et Bing se sont donc engagés à restreindre la visibilité des sites pirates dans leurs recherches. Le texte a été paraphé au début du mois et il prévoit une mise en application immédiate.

Toutefois, les changements ne seront pas visibles tout de suite. Le communiqué publié sur le site du gouvernement britannique évoque en effet une mise en application programmée pour le 1er juin prochain.

L’IPO veillera d’ailleurs à ce que les deux géants respectent bien leur promesse et elle procédera ainsi à des mesures régulières afin d’évaluer les progrès accomplis par chacun des deux acteurs.

Jo Johnson, le Ministre d’État en charge des universités, des sciences, de la recherche et de l’innovation, est heureux de cet accord. Pour lui, les moteurs de recherche jouent un rôle très important et il est donc nécessaire de créer une véritable synergie afin qu’ils puissent travailler en étroite collaboration avec les industries créatives du monde. Il est donc heureux que cet accord ait été accepté par toutes les parties en lice.

Le gouvernement britannique est ravi de cet accord

Matt Hancock, le Ministre d’État pour le numérique et la culture, a déclaré pour sa part que les sites pirates privaient les artistes d’un revenu durement gagné et il est donc ravi que Google et Bing se soient rangés du côté des ayants droit. Il n’hésite d’ailleurs pas à évoquer un accord historique.

Une précision importante pour finir : cet accord aura une incidence sur tout le site et pas seulement sur les pages incriminées. Autrement dit, si un site a la mauvaise idée de proposer des liens pointant vers des contenus protégés par les droits d’auteur dans un article, alors il risque d’être totalement déréférencé de Google et de Bing.

Du moins au Royaume-Uni.

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