Google et Facebook vivement critiqués pour leurs comportements « laxistes » envers les contenus terroristes

Les actes et tentatives de terrorisme se multiplient à travers le monde et internet contribue malgré lui à booster les activités des terroristes avec la publication de contenus inappropriés. Les géants IT dont Facebook et Google sont particulièrement pointés du doigt.

En Grande-Bretagne, les députés appellent les sociétés publicitaires et les annonceurs à faire pression sur ces entreprises technologiques pour que ces dernières assurent une meilleure modération des contenus qui sont publiés sur leurs sites et plateformes.

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Les élus britanniques estiment que cela permettrait de mieux lutter contre les attentats et même les prévenir. Le bras de fer ne fait que commencer à ce sujet.

Les députés appellent à un boycott des deux géants

Dominic Grieve, député membre du parti conservateur, estime que le seul moyen de mettre la pression sur les grands noms d’internet serait de les boycotter. Il encourage ainsi les annonceurs à se détourner de ses sites, ne serait-ce qu’un temps, afin de les forcer à agir.

Les contenus en question vont des simples incitations à la haine jusqu’à des tutoriels sur comment fabriquer des bombes, voire même tuer quelqu’un. Des vidéos postées sur YouTube avaient notamment fait scandale.

On y expliquait comment confectionner une bombe avec des produits que l’on peut trouver et acheter facilement sur Amazon.

Les vidéos ont été supprimées depuis, mais ce genre de publication n’en reste pas moins très dangereux.

La technologie pour traquer les contenus terroristes

Face aux critiques, les grandes firmes américaines ne restent pas inactives, loin de là. En 2017, Google avait annoncé son intention de recruter près de 10 000 personnes supplémentaires pour modérer les contenus postés sur YouTube. À cela s’ajoute l’utilisation de la technologie et l’intelligence artificielle pour compléter le travail des modérateurs humains.

La plateforme vidéo utilise des outils d’analyse qui lui permettrait de détecter 98 % des contenus extrémistes et violents puis de les supprimer avant qu’ils ne soient visionnés.

De son côté, Facebook s’est vanté d’utiliser un outil qui lui permet de bloquer 99 % du contenu de l’Etat islamique ou d’Al-Qaïda, et ce, avant même que les photos/vidéos ne soient signalées.

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