Google sert aussi à retrouver les antiquités volées

Google ne se limite pas à de simples recherches. En utilisant les bons mots clés, il est en effet possible d’utiliser le moteur comme une simple calculatrice, un métronome ou même comme un convertisseur de monnaies. Il semblerait aussi que le service excelle dans l’art subtil et délicat de retrouver les antiquités volées.

C’est en tout cas ce que l’on peut déduire de cette drôle d’affaire.

Crédits Pixabay

La scène s’est déroulée au début du mois. Un agent des douanes affecté à Heathrow était en train d’examiner les demandes du jour lorsqu’il est tombé sur un formulaire suspect.

Un objet de décoration… assez curieux

Le dépositaire indiquait en effet voyager avec un produit de décoration intérieure se présentant sous la forme d’un objet sculpté. Un objet dont la valeur n’était pas précisée. Le voyageur s’était en effet contenté d’inscrire le chiffre « 300 » sans spécifier la monnaie.

Intrigué par la demande et par l’aspect de l’objet, le douanier a donc pris la décision de creuser un peu. Comme des millions d’autres personnes à travers le monde, il s’est alors tourné sur Google et il a lancé une recherche en décrivant l’objet de la manière la plus précise possible.

Quelle n’a pas été sa surprise de voir apparaître dans les résultats de Google de nombreuses photos présentant des objets similaires, des objets décrits comme des kudurru babyloniens et donc comme des antiquités à la fois rares et anciennes.

Suffisamment en tout cas pour partir à un bon prix sur le marché noir.

Le douanier a fait une recherche sur Google pour vérifier la nature de l’objet

En poussant plus loin ses investigations, le douanier a alors réalisé que plusieurs de ces pièces étaient en possession du British Museum. Il a donc directement contacté l’établissement pour bénéficier de ses lumières.

Ensemble, le douanier et les agents du musée ont alors découvert que l’objet était bel et bien un kudurru babylonien et qu’il n’avait donc rien d’un objet de décoration d’intérieur. Le dépositaire de la demande a été placé en détention et la relique a été confiée aux soins du British Museum. Elle sera restituée à l’Irak à la fin du mois.

Interrogé par le Guardian, le conservateur principal du British Museum a indiqué que la relique datait de Nebucadnetsar 1er et donc d’une époque comprise entre 1126 et 1103 avant J.-C. Il s’agit donc d’une relique historique et très importante. D’autant que les kudurru étaient habituellement utilisé pour enregistrer des décisions légales, comme des dons de terres ou des titres.

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