Google veut accélérer le web mobile

Google a bien compris que l’avenir du web se trouvait sur le mobile et c’est précisément ce qui l’a poussé à modifier son algorithme au début de l’année pour améliorer le classement des pages optimisées pour l’écran de nos téléphones. Désormais, il souhaite aller beaucoup plus loin en accélérant l’affichage de ces même pages grâce à un nouveau concept : Accelerated Mobile Pages, ou AMP.

A la base, l’idée est assez simple car la firme souhaite tout bonnement améliorer l’expérience utilisateur en réduisant le temps de chargement des sites qu’il consulte depuis son mobile.

AMP Google

Google veut encore accélérer le web mobile.

Mais comment ça fonctionne dans les faits ?

AMP impose de nombreuses restrictions

AMP est en réalité une version simplifiée, ou allégée, du HTML. Ou tout du moins de la version dédiée aux contenus mobiles. D’après les chiffres donnés par Big G, il permettrait de réduire le temps de chargement des pages jusqu’à 85% en enlevant tous les contenus inadaptés.

Quels contenus ? Tout ce qui peut ralentir la page, en fait. Et le meilleur reste à venir car l’AMP fera l’impasse sur certaines balises très spécifiques comme « object », « frame », « form » ou même « object ». Le plus amusant reste à venir car les développeurs devront aussi limiter l’usage du JavaScript au strict minimum et il en ira de même pour les CSS qui ne pourront pas excéder les 50 ko.

Et pour la pub alors ? Là, c’est encore pire car AMP interdira l’utilisation des bannière en JavaScript et les éditeurs n’auront d’autre choix que de s’appuyer sur des iframes pour intégrer les campagnes des annonceurs à leurs page. Même chose pour le ciblage publicitaire qui devra impérativement se limiter au « tracking pixel ».

En d’autres termes, les éditeurs vont devoir développer deux versions de leur site pour coller aux exigences de la firme.

Plusieurs éditeurs soutiennent le projet

Google a aussi une belle carotte en stock puisque les éditeurs pourront s’appuyer sur ses serveurs de cache pour accélérer la vitesse de chargement de leurs pages.

Plusieurs médias ont d’ailleurs rejoint le projet et c’est notamment le cas des Echos, du Huffington Post ou même de BuzzFeed et Mashable.

Sur le papier, AMP a évidemment l’air super mais la vraie question qui se pose, finalement, c’est de savoir si ces pages seront avantagées ou non en terme de référencement. Selon Richard Gingras, le patron de Google News, ce ne sera pas le cas.

Pas directement du moins, puisque nous savons que les pages rapides à s’afficher ont toujours été appréciées par le moteur de recherche. A terme, le format pourra ainsi avantager certains sites mais il sera préférable de procéder avec prudence. Si les éditeurs doivent développer deux versions de leur site, ils risquent aussi de générer du « duplicate content » s’ils ne mettent pas en place des mesures préventives.

Si vous voulez en savoir plus sur le projet, le mieux c’est encore de vous rendre sur son site officiel, à cette adresse.

Via

Mots-clés googleweb