Web

Google Wave, quand Google fait dans le collaboratif…

Et voilà… Comme d’habitude avec Google, le lancement de son nouveau service a fait beaucoup de bruit. Présenté hier lors de sa conférence pour les développeurs, Google Wave semble bien décidé à faire parler de lui. Alors si vous ne le connaissez pas encore, cet article et la vidéo qui s’y trouve risquent de vous être fort utiles…

Google Wave : la capture officielle du service

Mais concrètement, c’est quoi Google Wave, hein ?

Pour vous répondre franchement, Google Wave n’est pas simple à définir. Normal, puisqu’il fait beaucoup de choses. Pour faire simple et se donner un genre hyper branchouille, on pourrait dire que Wave est un « mashup » complètement original. Au passage, si vous ne savez pas ce qu’est un « mashup », on peut juste dire qu’il s’agit d’une application composite ou d’un couteau suisse numérique, pour ceux qui aiment les métaphores.

En réalité, la nature de Google Wave diffère d’un site (ou blog) à un autre. Certains le présentent comme un outil de travail collaboratif (ce qui n’est pas faux), d’autres comme un outil social de type Facebook (pourquoi pas) et certains vont même jusqu’à le comparer à Twitter (là j’y crois nettement moins). En gros, donc, on parle beaucoup du nouveau service de Google, mais on a aussi beaucoup de mal à le définir.

Et c’est bien normal.

En effet, Google Wave, c’est beaucoup de choses… D’un côté, on a l’intégration des mails (façon Gmail), de l’autre des fils de discussion (façon Google Groups) et on peut aussi citer le rattachement de documents (façon Google Docs) ou encore la messagerie instantanée (façon Google Talk) sans oublier l’éternel agenda (façon Google Agenda) ainsi que le support de Picasa, de YouTube, de GDrive ou encore de Twitter. Dans l’ensemble, donc, on obtient un gros bordel collaboratif qui peut convenir à bien des usages.

Alors évidemment, les fonctions sont nombreuses. On peut discuter, échanger des médias, bosser à plusieurs sur les documents partagés, utiliser des outils de traductions pour bosser avec Virna, cette charmante russe qui ne cesse de vous envoyer des mails épicés depuis sa Sibérie natale, monter des calendriers participatifs et le tout en temps réel ou en différé. En effet, Google Wave, comme la plupart des services de Google, favorise le boulot online et offline. Et histoire d’aller plus loin, on pourra utiliser son navigateur pour accéder au service, certes, mais également son mobile.

Donc là, c’est bien, on a parlé de Google Wave en tant que service, mais il faut aussi préciser qu’une API Open Source sera disponible histoire d’attirer les développeurs du monde tout entier dans cette incroyable aventure. L’objectif de Google est donc clair, il souhaite s’imposer auprès de la concurrence en proposant carrément un protocole. Quand on vous dit que la firme californienne a pour objectif d’envahir le monde, ce n’est pas pour rien, hein…

Finalement, tu en penses quoi, Fred ?

Et bien franchement, je n’en pense pas grand chose. Comme pas mal de gens, j’ai maté plus ou moins la loooooongue vidéo proposée par Google (bon, je l’ai parcouru en diagonale parce que me taper 1h20 de grands discours en anglais, je le sentais moyen) et comme pas mal de gens (toujours), j’ai hâte d’en savoir plus. Maintenant, c’est clair que donner un avis sur un service qu’on n’a pas encore testé, ce n’est pas facile et je vais donc m’abstenir de vous dire ce que j’en pense pour le moment.

Normalement, Google Wave devrait être disponible au grand public dans les semaines qui viennent. On en reparlera donc à ce moment-là. En attendant, si vous avez envie d’en savoir plus, je vous propose de lire les billets suivants ou de mater la vidéo située à la fin de ce billet :