Grâce à la Terre et la signature chimique de son atmosphère, nous serons peut-être capables de trouver de la vie sur d’autres planètes

Une équipe de scientifiques rapporte une découverte inédite sur la quantité d’azote atmosphérique de la Terre. Comparé à d’autres éléments clés de la vie tels que l’oxygène, l’hydrogène et le carbone, l’azote moléculaire est très stable. Cela implique que les chercheurs pourraient être aptes à trouver l’existence de formes de vies extraterrestres grâce à cette nouvelle donnée.

Selon les chercheurs, l’atmosphère de la Terre diffère des atmosphères de la plupart des autres planètes rocheuses et des lunes du système solaire. En ce sens, elle est riche en azote gazeux, ou N2. Cette différence dans la quantité d’azote dans l’atmosphère terrestre confère une empreinte unique à notre planète.

Sauver Terre

Avec ces nouveaux paramètres, et grâce à l’utilisation de matériel de pointes à la disposition des chercheurs, il sera maintenant possible d’identifier les planètes aptes à abriter la vie.

Le 15N15N, une signature d’azote unique à la Terre

La majorité des molécules d’azote ont une masse atomique de 14. Moins de 1% de l’azote a un neutron supplémentaire. Bien que cet isotope lourd, l’azote-15, soit rare, les molécules N2 qui contiennent deux azote-15, que les chimistes appellent 15N15N, sont les plus rares de toutes les molécules N2.

L’équipe de scientifiques qui a fait la découverte a mesuré la quantité de 15N15N dans l’air et a découvert que cette forme rare d’azote gazeux est beaucoup plus abondante que ce que les scientifiques avaient prévu.

L’atmosphère terrestre contient environ 15% de plus de 15N15N que ce qui peut être expliqué par des processus géochimiques se produisant près de la surface de la Terre.

L’étude à l’origine de la découverte

La recherche a été menée par une équipe de scientifiques issus de l’UCLA. Les résultats ont été publiés dans le Journal Science Advances. « Au début, nous n’avons pas cru aux mesures, et nous avons passé environ un an à nous convaincre qu’elles étaient exactes. » a déclaré l’auteur principal de l’étude, Laurence Yeung professeur adjoint de sciences de la terre, de l’environnement et des planètes de l’université Rice.

L’étude a débuté il y a quatre ans lorsque Yeung, alors chercheur postdoctoral de l’UCLA dans le laboratoire de Young, a découvert le spectromètre de masse qui était en train d’y être installé. « À cette époque, personne n’avait le moyen de quantifier de manière fiable le 15N15N. » a déclaré Yeung, qui a rejoint la faculté de Rice en 2015.