Grande-Bretagne : à cause du manque de toilettes publiques, les habitants ont la flemme de sortir de chez eux

Les vacances et les belles journées ensoleillées approchent. Si beaucoup comptent en profiter pour sortir et profiter du beau temps, en Grande-Bretagne, les gens préfèrent rester chez eux. Selon une nouvelle enquête menée sur 2 000 Britanniques adultes par la Société Royale de la Santé Publique (RSPH), ce serait le manque de toilettes publiques qui serait la cause de cette tendance.

Le rapport dévoile qu’ils sont près de 74 % à penser qu’il y a vraiment très peu de toilettes publiques dans leur région, or l’idée de faire pipi n’importe où est tout simplement intolérable. 20 % ont déclaré que cela les rend peu enthousiastes de quitter leur domicile.

43 % des sondés souffrent de problèmes de santé qui les obligent à aller souvent aux toilettes. Ce manque d’installations sanitaires publiques représente ainsi une véritable problématique pour eux.

La RSPH fait appel au gouvernement

Pour la RSPH, le gouvernement fait preuve de « négligence » en matière d’installations publiques de « première nécessité » comme les toilettes.

Or, comme le fait remarquer la directrice générale, Shirley Cramer : « la diminution du nombre de toilettes publiques au cours des dernières années constitue une menace pour la santé, la mobilité et l’égalité. »

D’après la RPSH, le manque d’installations sanitaires publiques en Grande-Bretagne est en partie dû aux coupes budgétaires effectuées par le gouvernement et qui ont empêché les autorités locales de financer la construction de davantage de toilettes publiques.

Le gouvernement britannique se défend

Face aux reproches, un porte-parole du gouvernement a affirmé qu’ils « font tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir les toilettes publiques ouvertes, notamment en organisant des programmes de toilettes communautaires, qui permettent aux entreprises locales comme les pubs, les restaurants et les magasins de mettre à la disposition du public des toilettes plus propres, sûres et accessibles. »

Pour ce qui est des coupes budgétaires, le porte-parole a expliqué que le « déficit de financement de 8 milliards de livres (9 milliards d’euros) d’ici 2025 et aux pressions croissantes de la demande en matière de protection sociale pour adultes, de services pour enfants et d’aide aux sans-abri » les a contraints de « faire des choix difficiles en matière de gestion des ressources en baisse. »

Reste à savoir si les revendications de la RSPH seront prises en compte par le gouvernement. Dans le cas contraire, les Britanniques risquent de passer une bonne partie de leurs vacances à la maison !