Granny, la plus vieille orque du monde, est présumée morte

Granny, de son nom scientifique J2, était la plus vieille orque au monde. Découverte pour la première fois à la fin des années 70 par Kenneth C. Balcomb, un biologiste passionné par les grands mammifères marins, elle a été étudiée de près pendant plusieurs années. En 1987, des chercheurs ont estimé qu’elle avait autour de 76 ans. Ils ont perdu sa trace depuis le mois de décembre.

Les scientifiques chargés de suivre ses déplacements ont tenté de la retrouver, en pure perte. Ils ont alors dû se résoudre à l’évidence. Granny a été déclarée décédée en début de semaine.

Granny Orques

Granny, la matriarche des orques, a été déclarée décédée.

L’épaulard habitait la mer des Salish, située entre les États-Unis et le Canada. Elle tenait un rôle important au sein de la communauté d’orques à laquelle elle appartenait.

Granny, une histoire fascinante

Granny est née bien avant que l’étude commence, il est donc impossible d’estimer son âge avec exactitude.

Elle a été repérée à une époque où plusieurs animaux de son espèce ont été capturés et vendus à des aquariums ou à des parcs d’attractions. En ce temps, le travail des naturalistes était bien plus ardu. Kenneth C. Balcomb en sait d’ailleurs quelque chose. Mike Bigg, son collègue, avait été exclu de la communauté scientifique, car il affirmait pouvoir distinguer les orques à partir des motifs et des marques sur leur corps.

À l’époque, beaucoup de ses confrères l’avaient pris pour un fou. Le temps a cependant donné raison à ce scientifique et à sa théorie.

C’est d’ailleurs grâce à elle que les scientifiques ont réussi à suivre les déplacements de Granny. Cette dernière portait en effet une marque particulière au niveau de sa nageoire dorsale, une marque ressemblant à une encoche de la taille d’un doigt.

Le décès de cette matriarche représente assurément une perte importante pour sa communauté.

Une espèce fascinante menacée de disparition

L’orque ou épaulard est une espèce de mammifère marin ayant une répartition cosmopolite. Elle est estimée comme la meilleure prédatrice de l’océan en référence avec ses techniques de chasse très sophistiquées.

Certains de ces « superprédateurs » se nourrissent même de grandes baleines. Cependant, les orques ne sont pas dangereuses pour l’homme. Par ailleurs, elles sont fortement sociales et selon certains scientifiques, elles présenteraient des « manifestations culturelles ».

Certains types d’orques sont menacés de disparition, pour d’autres, cette disparition est en cours. Ce serait dû à l’altération de leur habitat. Une altération provoquée par l’activité des hommes et de son incidence sur les milieux marins.

 

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