HAL, l’enfant-robot qui peut parler, pleurer et même saigner

Des étudiants en médecine ont décidé d’utiliser un robot pour mieux comprendre comment les jeunes patients réagissent à un traitement.

Appelé HAL, le robot hyperréaliste qu’ils utilisent peut pleurer, saigner, parler et entrer dans un état de choc anaphylactique. HAL a même un pouls. L’appareil a été créé par Gaumard Scientific, une entreprise qui crée des simulateurs d’enseignement pour les hôpitaux, les écoles et d’autres industries depuis 1940.

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« Les participants peuvent effectuer toute une gamme de procédures d’urgence, y compris les chirurgies sur les voies respiratoires, la décompression par aiguille et la thoracotomie du thorax, et ce, avec le plus haut degré de réalisme. » a déclaré dans un communiqué John Eggers, vice-président exécutif de Gaumard Scientific.

Bien que HAL représente une évolution importante dans le domaine des tests médicaux, son prix reste assez élevé puisque le modèle de base coûte 48 000 dollars.

Un robot d’un réalisme impressionnant

Selon John Eggers : « C’est l’expérience la plus proche des soins d’urgence pédiatriques réels actuellement disponibles. » HAL peut secouer la tête d’un côté à l’autre, pleurer avec de vraies larmes et même appeler sa mère quand il se sent en détresse. Il possède également un simulateur vocal intégré qui transforme la voix de l’utilisateur en celui d’un enfant de cinq ans, de sorte qu’il puisse parler avec des phrases personnalisées.

HAL se compose d’un système mécanique et pneumatique qui crée une impulsion ainsi que d’une cartouche dans la jambe du robot qui exhale le dioxyde de carbone. Un système hydraulique lui permet de pleurer et de pomper le sang dans tout son corps. Toutes ses caractéristiques permettent aux futurs médecins d’apprendre comment faire fonctionner un glucomètre sur le robot, car piquer son doigt générera une goutte de sang.

Les autres aptitudes de HAL

« Dans certaines situations telles que l’anaphylaxie, sa langue va enfler et sa gorge va enfler aussi. » a déclaré James Archetto, vice-président de Gaumard, à Wired. Les internes peuvent aussi couper une ouverture dans la gorge de HAL pour y insérer un tube trachéal, simulant la création d’une autre voie aérienne.

Ils peuvent également le connecter à un électrocardiogramme pour surveiller son cœur et surveiller son pouls à l’aide d’un brassard ou même le ramener à la conscience avec un défibrillateur. HAL peut imiter plusieurs émotions de détresse, comme grimacer, pleurer ou crier. Celui qui contrôle le système peut augmenter l’intensité de ses émotions pour créer un environnement encore plus stressant.

HAL est encore en stade de perfectionnement et d’autres fonctions pourraient être ajoutées.

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