Hayabusa 2 a réussi à « atterrir » sur Ryugu

Chaque année, l’homme met en place des projets ambitieux pour en découvrir un peu plus sur l’univers qui nous entoure. Dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, la sonde japonaise Hayabusa 2 a réussi à se poser sur la surface de l’astéroïde Ruygu pendant quelques secondes pour recueillir des débris que les scientifiques examineront ensuite sur Terre.

La sonde de l’agence spatiale japonaise (JAXA) plane autour de l’astéroïde depuis plusieurs mois. Si elle a déjà largué deux atterrisseurs sur la planète mineure auparavant, c’est la toute première fois qu’elle tente un atterrissage sur sa surface.

Pour recueillir les échantillons de l’astéroïde, la sonde a lancé une balle sur sa surface afin d’y éjecter de la poussière, des roches ou tout autre type de matière. Si l’opération semble s’être bien déroulée, il faudra attendre un certain temps avant de savoir si la sonde a bien réussi à collecter des échantillons de Ruygu.

Une opération délicate

Jeudi matin, Hayabusa 2, qui était stationnée sur une orbite de stationnement à vingt kilomètres de l’astéroïde Ruygu, a commencé à se diriger vers ce dernier avec une vitesse ne dépassant pas les 1,5 km/h.

En se rapprochant un peu plus de l’astéroïde, la sonde japonaise a commencé à ralentir pour se positionner grâce à un marqueur déposé en octobre 2018 à proximité de la zone prévue pour l’atterrissage. Puisque la sonde n’est pas un atterrisseur et n’a pas de pieds, l’équipe chargée de la mission a décidé de ne faire atterrir leur engin sur la planète mineure que le temps d’un « touch and go ».

Un « touch and go »

Patrick Michel, membre de l’équipe scientifique d’ Hayabusa 2 et directeur de recherche au CNRS à l’Observatoire de la Côte d’Azur, a expliqué l’opération plus en détail.

La sonde dispose d’un cornet de 70 centimètres de long qui, lui, touche le sol. À ce moment, un projectile est envoyé à 300 mètres par seconde et tape la surface, ce qui éjecte de la matière, qui est récupérée dans un récipient. Dans le même temps, la sonde repart vers le haut. Toute l’opération de récolte dure cinq secondes. Ce n’est donc pas un atterrissage, mais un « touché ».

Pendant cinq secondes, la sonde est notamment restée en suspension au-dessus de la surface de Ruygu. La manœuvre s’est déroulée en mode automatique puisqu’il est encore impossible de piloter en direct un engin qui se trouve à plus de trente millions de kilomètres de la Terre, étant donné que les commandes qui voyagent à la vitesse lumière mettent dix-neuf minutes à lui parvenir.

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