HIRAX, un nouvel instrument pour étudier les sursauts radio et l’énergie sombre

Le nouveau télescope construit sur le site de Square KilometreArray (SKA) dans le Karoo, en Afrique du Sud, confirme la réputation du pays comme leader mondial de la radioastronomie. HIRAX est un projet d’expérimentation de l’intensité de l’hydrogène et de l’analyse en temps réel. Grâce à son emplacement au sein de SKA, avec MeerKAT, il permettra des activités scientifiques dans des cieux «radio-clairs».

D’après le chef de projet, le professeur KavilanMoodley, l’initiative a deux objectifs scientifiques principaux. Il s’agit d’abord d’étudier l’évolution de l’énergie sombre en suivant l’hydrogène gazeux neutre dans les galaxies. Il est également question de détecter et localiser les flashs mystérieux appelés rafales radio rapides.

Espace

Le projet bénéficiera d’un investissement provenant de l’État et aura accès à une excellente infrastructure à l’Observatoire sud-africain de la radioastronomie. Une nouvelle loi a même été introduite sur la limitation des interférences radio au sein du site de SKA SA.

Un puissant collecteur de données

HIRAX est un interféromètre composé de mille vingt-quatre éléments de six mètres, qui servent à combiner les signaux de nombreux télescopes. Il peut étudier l’énergie noire en utilisant une règle cosmique unique appelée « oscillations acoustiques baryoniques ».

L’énergie noire est la composante principale de l’univers qui accélère son expansion. Il s’agit d’un mélange chaud et dense de particules et de lumière provoquant des ondes sonores.

Le télescope fonctionnera entre 400 et 800 MHz afin de cartographier l’hydrogène neutre dans l’univers entre 7 et 11 milliards d’années. Il détient un très large champ de vision qui lui permettra d’observer chaque jour les flashs mystérieux et brillants de millisecondes. Il a la capacité unique de pouvoir déterminer exactement où dans le ciel se produisent ces sursauts radio et où se trouvent leurs galaxies d’accueil.

HIRAX a la capacité de collecter de grandes quantités de données à un taux d’environ 6,5 térabits par seconde.

Assurer la future génération de scientifiques

Ce grand projet a contribué à la formation de la prochaine génération de scientifiques, car des étudiants, futurs experts en radioastronomie, ont participé largement à la construction de l’équipement.

Les étudiants qui y travaillent seront formés par rapport à tous les aspects du télescope, de l’ingénierie à la science. Ils ont été impliqués dans l’analyse des données avec MeerKAT, officiellement lancée en juillet dernier.

Finalement, chacun aura sa part de profit. Les capacités de conception et de fabrication requises pour équiper correctement HIRAX pourraient ouvrir de nombreuses opportunités aux industries locales.

Mots-clés astronomieespace