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HMS Queen Elizabeth, le porte-avions qui tourne sous Windows XP

Le HMS Queen Elizabeth n’est pas un porte-avion tout à fait comme autres et il a ainsi une particularité très intéressante : son système informatique tourne en effet sous Windows XP. La marine britannique n’a visiblement entendu parler ni de WannaCry, ni de Petya, ni même de toutes les autres saloperies traînant sur la toile.

Commandé en 2008, le HMS Queen Elizabeth est entré en fonction en 2014 après de multiples reports induits par des coupes budgétaires résultant de la crise économique de 2008.

HMS Queen Elizabeth

Pensé pour les opérations militaires les plus délicates, le porte-avions mesure un peu plus de 280 mètres et il est ainsi capable d’accueillir un équipage composé de 1 450 personnes.

Le HMS Queen Elizabeth, fleuron de la flotte britannique

Relativement rapide, il est capable d’atteindre les 28 noeuds (52 km/h) en vitesse de pointe et il bénéficie en outre d’un rayon d’action de 10 000 milles marins et donc de 18 500 kilomètres. Il compte en temps normal une quarantaine d’aéronefs à bord, des aéronefs parmi lesquels on trouve des Lockheed F-35 lightning II et des AgystaWestland EH101.

Bien sûr, le HMS Queen Elizabeth a coûté cher au contribuable. Le coût total de sa construction est estimé à environ 3,5 milliards de livres sterling.

La semaine dernière, le Times a publié un article à charge contre le département de la défense britannique, un article pointant du doigt la vétusté de certains outils militaires. Il citait pour exemple le navire et son système d’exploitation. Un choix logique puisque le système informatique de ce dernier se base sur Windows XP, un système d’exploitation lancé en 2001 et qui n’est plus supporté par son éditeur.

L’article en question a fait son petit effet il a poussé Michael Fallon à évoquer le HMS Queen Elizabeth durant une intervention menée devant le groupe de réflexion de Chatham House.

Le Royaume-Uni a en effet été récemment visé par une cyberattaque de grande ampleur dirigée contre les systèmes informatiques parlementaires. L’affaire a fait la une de tous les médias locaux et cela peut aisément se comprendre compte tenu du contexte actuel. Les attaques de ce type sont en effet devenues courantes et de nombreux représentants politiques ont été visés en l’espace de quelques mois.

Un système trop obsolète

Le secrétaire britannique à la défense n’a pas mâché ses mots et il a ainsi clairement indiqué que le Royaume-Uni n’avait rien à craindre de ces attaques. Selon lui, la nation britannique est suffisamment puissante pour pouvoir faire face à de telles campagnes et il compte d’ailleurs retrouver les responsables de l’attaque.

Les retrouver, et les traduire devant la justice.

Il a également profité de son intervention pour revenir sur les derniers dénouements de l’enquête et il a ainsi révélé que l’attaque orchestrée par les hackers avait ciblé tous les comptes utilisés par les parlementaires.

Les assaillants cherchaient visiblement à identifier les comptes les moins bien protéger afin d’accéder aux courriels des représentants politiques.

Plus intéressant, Michael Fallon est également revenu sur l’arsenal de la marine britannique et notamment sur le HMS Queen Elizabeth afin de répondre à l’article du Times la semaine dernière. Tenant visiblement à rassurer son auditoire, il a ainsi déclaré que le bâtiment n’avait rien à craindre des hackers ou même des virus.

Il semblerait cependant qu’il ne soit pas tout à fait sûr de lui. D’après une source citée par le Telegraph, le département de la défense aurait en effet envoyé plusieurs experts en cybersécurité à bord du bâtiment.

Crédits Photo

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Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.

  • Linux/Unix c’est trop cher pour eux ?

    • Nowis 07

      Vous avez raison, mais il faut savoir que les compagnies et l’Etat US font pression sur les gvt pour installer leurs outils dans nos systèmes informatiques. En conséquence, ils ont accès à tous les systèmes même les mieux protégés grâce aux backdoors que comprennent tous les logiciels US. C’est pourquoi LINUX n’est jamais choisi pour des systèmes sensibles, mais il ne faut surtout pas le dire….

  • SK’unky

    Ah relativiser comme « alerte », un navire n’est pas connecté a internet h24.
    SI ca se trouvent il n’y a pas de messagerie d’installée sur ces navires donc les Wannacry et compagnie peuvent aller se coucher. Idem pour les USB key, il y a peut etre un bon antivirus maison MI5.
    De plus le fait de mettre à jour n’est pas forcément un gage de sécu supplémentaire, car il y a des failles W10 également.

    Je rejoins le commentaire qu’un petit Unix propriétaire britannique serait plus judicieux !

    Un peu de recul journalistique ne ferait pas de mal non plutot que d’aller au Bashing de l’armée Britannique ? :)