Hong Kong vient de lancer ses premiers cimetières virtuels

Hong Kong est une des villes les plus surpeuplées du monde. Elle est dense d’environ six mille habitants au kilomètre carré. Au total, elle est habitée par environ huit mille citadins. D’ailleurs, le quartier de Mong Kok (Kowloon) est celui qui le plus dense au monde, avec une densité environnant les cent trente milles habitants au kilomètre carré. De ce fait, la promiscuité y est devenue un problème qu’il faut rapidement solutionner.

L’espace ne suffit plus à Hong Kong pour abriter décemment les vivants. Peut-être faudrait-il réduire celui qui est occupé par les morts ? C’est l’alternative que l’entreprise chinoise iVeneration propose à travers le concept de cimetière virtuel. Celle-ci suggère aux Hongkongais de rendre hommage à leurs ancêtres à travers des stèles funéraires virtuelles.

Cimetière

Actuellement, le projet de la société d’Anthony Yau est en phase de test. Le service devrait être opérationnel d’ici le premier semestre de l’année prochaine.

Initiative insolite, mais appréciée

Dans la ville de Hong Kong, il n’y a pratiquement plus de place pour les morts. Pour se permettre le luxe d’acheter un tombeau, il faudra débourser la somme de cent soixante-quinze mille dollars. D’ailleurs, les enterrements « verts » comme la crémation y sont fortement encouragés par le gouvernement.

L’initiative d’Anthony Yau est y est donc la bienvenue. Concrètement, l’idée consiste à inciter les clients à garder les cendres de leurs proches. Par la suite, ils pourront se recueillir et prier auprès des stèles funéraires de ces derniers. A cet effet, la société a conçu un monde virtuel similaire à la ville de Hong Kong, à la différence près que tous les endroits y sont disponibles.

Respect de la piété filiale

Pour rappel, la majorité des habitants de Hong Kong sont de fervents adeptes de la doctrine de Confucius. Ils accordent ainsi un sentiment sacré aux aînés et aux ancêtres. Il y a lieu d’admettre que le service proposé par iVeneration a le mérite de concilier tradition et modernité. Par ailleurs, il s’agit également d’une initiative bénéfique pour l’urbanisme comme pour l’environnement.

« Nous devons éduquer la prochaine génération au respect de la piété filiale, peu importe la façon de procéder, tant que cela vient du cœur. Nous pensons que la prochaine génération est celle qui sera la plus encline à utiliser nos services pour leurs parents », a souligné Yau.

Pour Alex Lee, un Hongkongais de quarante-six ans, « tu n’as pas besoin d’aller physiquement quelque part pour te souvenir de ceux qui sont décédés, tout est dans ton cœur ».

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