Huawei est prête à se passer d’Android si les circonstances l’exigent

Richard Yu, le responsable de la téléphonie mobile de Huawei, a récemment confirmé une rumeur qui circule depuis 2018 : celle qui suppose que le géant de l’électronique travaille sur une alternative à Android.

En effet, étant donné que les États-Unis et Huawei semblent être encore loin de vouloir enterrer la hache de guerre, la société chinoise cherche dès à présent à pallier à toute éventualité, y compris celle de ne plus pouvoir utiliser de logiciels ou de matériels provenant d’entreprises américaines.

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Rappelons effectivement que les tensions entre les États-Unis et Huawei sont toujours aussi tendues.

D’ailleurs, l’entreprise a récemment intenté une action en justice contre le gouvernement américain en raison du fait que les États-Unis ont adopté le National Defense Authorization Act (NDAA) en août 2018 qui, en son article 889, interdit aux agences fédérales, aux sous-traitants et aux institutions d’acheter des équipements, de requérir à des services et de conclure des partenariats avec Huawei.

Huawei travaille sur son propre système d’exploitation

C’est lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée du mercredi 6 mars 2019 que l’entreprise a fait part de son intention de poursuivre le gouvernement américain pour cette interdiction « inconstitutionnelle » de ses produits et services.

En outre, Huawei a déjà préparé un plan B dans le cas où ses relations avec les États-Unis ne s’améliorent pas. Richard Yu déclare ainsi que l’entreprise travaille déjà sur son propre système d’exploitation dans le cas où elle serait forcée à ne plus utiliser Android.

En fait, trouver une alternative à Android faisait déjà partie des plans de Huawei depuis que les États-Unis ont prononcé une interdiction contre ZTE.

Huawei enregistre une hausse de 50% de son chiffre d’affaires malgré ses problèmes

D’ailleurs, le fait pour les entreprises de télécommunication chinoises d’incorporer des logiciels et matériels provenant de sociétés américaines comme Qualcomm et Google ont entraîné une hausse des prix aussi bien du côté des entreprises chinoises que des sociétés américaines.

Mis à part la relation tendue entre les États-Unis et Huawei, l’entreprise de télécommunication a aussi été accusée d’avoir contourné les tarifs iraniens, cette violation a d’ailleurs conduit à l’arrestation de Meng Wanzhou, la directrice financiere de Huawei. Elle est actuellement détenue dans une prison canadienne. Malgré tout, ces complications n’ont pas freiné la croissance de Huawei qui a même enregistré une croissance de 50% de son chiffre d’affaires.

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