Huawei va limiter les réunions techniques entre ses employés chinois et américains

Pris en étau dans la guerre commerciale qui oppose la Chine et les États-Unis, Huawei se retrouve aujourd’hui face à un gros dilemme : comment continuer à communiquer avec ses salariés américains sans enfreindre les lois obscures causées par cette période de froid entre Washington et Pékin ?

Dans un entretien avec le Financial Times, Dang Wenshuan, l’architecte en chef de la stratégie Huawei, a déclaré que la société a pris la décision de mettre une frontière de communications générales entre ses travailleurs internes chinois et américains.

Huawei a également décidé de supprimer les réunions techniques entre ses employés chinois et leurs contacts américains. Le géant chinois a aussi pris l’initiative de renvoyer ses salariés américains qui travaillent dans le secteur des fonctions de recherche et développement au siège de Shenzhen.

La situation est vraiment critique

Début mai, le Département du commerce américain a établi, soi-disant pour une raison de sécurité nationale, une « liste d’entités » où figurent Huawei ainsi que 68 autres filiales. Depuis, les sociétés américaines sont obligées de demander l’autorisation du gouvernement à chaque fois qu’elles souhaitent effectuer une ou plusieurs transactions avec l’une des entreprises inscrites sur la liste.

À cela s’ajoutent les lois obscures qui mettent Huawei dans une situation très inconfortable. Le géant de la technologie a été obligé de prendre des mesures quelque peu radicales à l’encontre de ses employés, comme le fait de contrôler les sujets des interactions entre ses salariés et les visiteurs d’outre-mer. Le Financial Times rapporte notamment que les échanges en rapport avec la technologie étaient interdits.

De nombreux accords modifiés

À la suite de la fameuse liste imposée par le gouvernement Trump, de nombreuses entreprises américaines, notamment Google, Microsoft ainsi que les fabricants de puces, ont été contraintes de changer leurs accords commerciaux avec Huawei qui dépend pourtant de ces partenariats.

La firme chinoise a indiqué travailler sur des solutions qui lui permettraient de se détacher de ses partenaires américains au cas où les choses s’envenimeraient, mais ce n’est pas encore gagné.

Huawei a également décidé de ne pas se laisser faire en déposant une requête légale qui proteste contre l’interdiction imposée par les États-Unis sur l’utilisation de ses services et produits (Smartphones, équipements télécommunications…). On ne sait pas encore si cette requête aura une suite. Affaire à suivre.

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