Huit médias français s’allient à Facebook pour lutter contre les fake news

Pendant l’élection présidentielle qui s’est déroulée aux USA, les réseaux sociaux ont été inondés de fausses informations ou « fake news». Pour empêcher que cela ne se reproduise de nouveau pendant la prochaine élection présidentielle en France, Facebook a décidé de prendre les choses en main et de poursuivre la lutte contre ce type de contenus.

Le réseau social de Mark Zuckerberg a donc annoncé dans un communiqué diffusé le  6 février son partenariat avec huit médias français pour lutter contre les fausses informations. On retrouve sur la liste L’Express, l’AFP, Libération, Le Monde, BFM TV, France Télévision, 20 Minutes et France Médias Monde.

Facebook partenariat média

Facebook va s’allier avec huit médias français pour lutter contre les « fake news ».

Dans les faits, lorsqu’un utilisateur du service signalera un article qu’il estime mensonger, ces huit médias recevront une notification et ils pourront ensuite confirmer le signalement ou l’invalider.

Un dispositif qui demande la participation des utilisateurs

De prime abord, le projet consiste à tester un dispositif qui est déjà utilisé en Allemagne et aux États-Unis. Cela fonctionne d’une manière très simple : un utilisateur pourra signaler une fausse information en cliquant sur un bouton spécialement pensé pour cet usage.

La procédure est donc exactement la même que pour les contenus choquants, pornographiques ou violents.

Les liens des articles seront ensuite partagés sur un portail unique accessible pour tous les différents médias partenaires. Ces derniers devront examiner le contenu de chacun d’entre eux pour confirmer s’il est faux ou non. Quand deux des médias affirment que c’est une « fake news », un lien indiquant que des « fact-chekers » remettent en cause la véracité du contenu apparaîtra sur Facebook.

Google et son outil CrossCheck

À l’instar de Facebook, d’autres géants dans le domaine du net mènent également une lutte contre les fausses informations. Il y a par exemple l’outil lancé le 27 février par First Draft News et Google appelé « CrossCheck ». Dans un communiqué, Google a mentionné que l’outil permet d’« identifier et vérifier les contenus qui circulent en ligne, qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de commentaires ou de sites d’actualités ».

Les journalistes pourront mettre en commun les informations pour écarter les contenus erronés. Ensuite, chacun des médias pourra partir des données vérifiées pour rédiger leurs propres articles ou messages sur les réseaux sociaux. Les lecteurs auront également l’opportunité de signaler les contenus douteux.

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