Il a photographié les larmes de ses amis… au microscope

Maurice Mikkers est photographe et il est né aux Pays-Bas. Après avoir suivi des études médicales, il a décidé de changer de vie et de rejoindre l’Académie des beaux-arts de La Haye. Un choix audacieux. Il travaille depuis quelques années comme freelance et il lui arrive aussi de se lancer dans des expérimentations originales.

La dernière en date est actuellement en train de faire le tour du monde et cela n’a rien de surprenant. Maurice a effectivement choisi d’immortaliser les larmes de ses proches et de ses amis au travers de plusieurs clichés d’exception, pris au microscope.

Larmes 1

Larme Reflex: Cette déchirure est récolté après la coupe oignons blancs.

Tout le monde ne le sait pas forcément mais les larmes se rangent dans trois catégories différentes. Il y a les larmes basales, les larmes réflexes et les larmes émotionnelles.

Chaque larme est unique et ce n’est pas uniquement une question d’individu

Maurice a donc décidé de réunir quelques amis durant une soirée et il leur a fait une proposition assez étonnante. Ce n’est même rien de le dire car il leur a demandé de… pleurer.

Ils avaient cependant le choix des armes. Ils pouvaient couper des oignons, manger des piments, ouvrir les yeux face à un ventilateur ou pleurer en allant chercher une idée triste tout au fond de leurs souvenirs. Ensuite, notre artiste a récolté leurs larmes et il les a placé sous son microscope avant… de les prendre en photo.

L’idée, à la base, c’était de voir si les larmes d’un même type se ressemblaient et si elles offraient la même structure.

Et alors ? Chaque larme est unique et ce n’est pas uniquement une question d’individu. Non, en réalité, la composition d’une larme varie en fonction du moment où elle a été versée. Une personne pleurant deux fois en coupant des oignons n’obtiendra pas forcément les mêmes résultats.

Alors c’est vrai, on s’en doutait un peu, mais ces images n’en restent pas moins magnifiques et elles prouvent finalement que l’art ne s’arrête pas à quelques coups de pinceaux.

Si vous voulez en savoir plus sur l’expérience, sachez que Maurice a détaillé la procédure dans un article publié sur Medium, à cette adresse. Vous trouverez aussi d’autres images là bas.