Il défie Facebook avec une photo dénudée et un commentaire raciste

Olli Waldhauer est un photographe allemand et il vit à Berlin. Il est aussi très connecté et il dispose d’un compte sur Facebook depuis plusieurs années. Oui, et il a décidé de défier le célèbre réseau social en publiant sur la plateforme une photo dénudée accompagnée d’un message raciste. L’image a été supprimée, bien sûr, mais pas pour les bonnes raisons.

Facebook a une politique assez stricte en matière de nudité. Son règlement stipule ainsi clairement que les internautes n’ont pas le droit de publier des images présentant des scènes de nudité. Ils ne sont pas non plus autorisés à tenir des propos haineux.

Expérience Facebook

Facebook est définitivement plus conciliant avec les messages racistes qu’avec les scènes de nudité.

Jusque là, rien d’anormal, tous les réseaux sociaux imposent plus ou moins les mêmes règles pour éviter les débordements.

Facebook est plus conciliant avec le racisme qu’avec la nudité

Mais voilà, le problème c’est que Facebook ne met pas tous ces contenus sur un même pied d’égalité. Si la plateforme supprime systématiquement toutes les photos de nu, elle se montre généralement plus conciliante avec les commentaires racistes ou xénophobes.

Olli ne le supporte plus. Il a donc publié sur Facebook une photo assez surprenante.

Elle présente au premier plan un homme assis dans un fauteuil, et portant une pancarte à connotation xénophobe : « N’achetez pas chez les Kanak ». Elle fait allusion aux campagnes antisémites menées dans les années 30 en Allemagne, des campagnes qui demandaient aux allemands de ne plus acheter des produits chez les juifs.

Au second plan se trouve une femme. Elle est débout et elle est vêtue en tout et pour tout d’une culotte. Sa généreuse poitrine apparaît donc sur l’image.

La photo s’accompagne d’un message et d’un hashtag : « Une de ces personnes viole les règles de Facebook #nipplestatthetze ».

L’image est restée en ligne pendant deux heures avant d’être supprimée des serveurs de Facebook. Pour quel motif ? Parce qu’elle présente une scène… dénudée. Malaise.

Entre temps, la photo a été très partagée et de nombreux internautes ont publié des messages de soutien en utilisant le hashtag imaginé par Olli. Il faut croire que le photographe n’est pas le seul à se sentir concerné par cette expérience.