Il déguste un piment « Carolina Reaper »… et finit aux urgences

Il y a dans la vie des concours auxquels il vaut mieux éviter de participer si l’on ne veut pas finir aux urgences, et c’est précisément ce qu’un Américain de 34 ans a pu expérimenter récemment. L’homme participait à un concours de dégustation de piments lorsqu’on lui a proposé de goûter une variété connue sous l’appellation évocatrice de  » Carolina Reaper  » (également nommé « Faucheuse de la Caroline » dans la langue de Molière). Connu pour être l’un des piments les plus forts au monde, voire même le plus fort selon le Guinness Book des records 2013, ce dernier se traîne une solide réputation de truc qu’il faut mieux éviter d’avaler…

Et pourtant, cela n’a pas empêché notre trentenaire de vouloir relever le défi. Un défi qu’il a très vite regretté amèrement.

Un trentenaire qui participait à un concours de dégustation de piment a fini aux urgences après plusieurs jours d’intenses souffrances. Le responsable ? Un certain « Carolina Reaper ». Le piment le plus fort au monde.

Comme le rapporte Gizmodo, immédiatement après l’ingurgitation du piment les premiers effets ont commencé à se faire sentir pour notre gouteur de l’extrême – et ce qui aurait pu être assez drôle a fini par devenir tout ce qu’il y a de plus préoccupant. Pris de fortes convulsions et d’une douleur épouvantable à la nuque, qui s’est rapidement étendue à la tête, le trentenaire a dû rentrer chez lui. Ce n’est toutefois qu’au bout de plusieurs jours de souffrance et de fortes céphalées qu’il a fini par se rendre aux urgences.

Un scanner cérébral nécessaire pour identifier la nature précise du problème

Rapidement pris en charge par le personnel médical, l’homme a subi un scanner cérébral qui – heureusement – n’a pas révélé de problèmes neurologiques majeurs. Les médecins ont toutefois noté que les très fortes douleurs à la tête décrites par le patient venaient d’un rétrécissement de ses artères cérébrales, causé par la consommation de ce fameux  » Carolina Reaper « .

Habituellement provoqué par la prise de drogues dures ou de certains antidépresseurs, le syndrome de  » vasoconstriction cérébrale réversible  » a ici été causé par une substance contenue dans le piment, la capsaïcine. Jusqu’ici, aucun cas de vasoconstriction cérébrale n’avait été constaté au travers d’une simple consommation de piment.

Le trentenaire a profité de soins adéquats qui lui ont permis de se débarrasser de ses sévères maux de tête, et un scanner réalisé cinq semaines après l’incident a révélé que ses artères cérébrales avaient retrouvé leur taille normale. Comme l’indique Gizmodo, d’ordinaire, la consommation de piments forts ne pose pas de problème de santé particulier. Il semblerait donc que l’intéressé soit un cas médical à part entière.

Il n’empêche que les médecins savent désormais à quoi s’en tenir avec cette  » Faucheuse de la Caroline « . Leur rapport complet sur cette affaire est disponible ici (attention, le tout est en anglais et les termes médicaux sont fatalement assez nombreux).

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