Il existe désormais une nouvelle espèce de tardigrade

Le 28 février 2018, une équipe de scientifiques dirigée par Kazahura Arakawa, un bioscientifique de l’Université Keio à Tokyo, a découvert une nouvelle espèce appartenant à la famille des tardigrades, des spécimens au physique à mi-chemin entre les oursons de mer et les poux.

Les tardigrades font partie des espèces les plus résistantes de la Terre et peuvent vivre dans les profondeurs de l’océan, jeûner durant plusieurs jours et survivre au froid spatial.

La découverte de cette nouvelle espèce qui vient agrandir la famille des tardigrades a été faite par Kazahura Arakawa sur la surface en béton d’un parking japonais dans la ville de Tsuruoka. Plus précisément, ce spécimen a été retrouvé dans un échantillon de mousse prélevé par le bioscientifique sur le béton.

C’est en utilisant la microscopie photonique à contraste de phase et la microscopie électronique à balayage et l’ADN de 4 marqueurs moléculaire que Kazahura Arakawa et son équipe ont réussi à caractériser cette nouvelle espèce qu’ils ont baptisé Macrobiotus shonaicus.

Une toute nouvelle espèce

Les tardigrades sont des espèces extrêmement résistantes et à la taille microscopique, variant de 0,1 à 1,5mm. Ils sont aussi communément appelés ourson d’eau et se trouvent sur les mousses ou les lichens. Le Macrobiotus shonaicus est la 168e espèce à avoir été identifié au Japon.

Ce nouveau spécimen se différencie notamment par l’aspect de ses œufs qui ont une surface solide et des filaments flexibles qui dépassent vers l’extérieur et qui leur permettent de s’accrocher aux surfaces. « C’est la première fois qu’une nouvelle espèce de cet ensemble est recensée en Asie de l’Est. » explique Kazuharu Arakawa.

Des études qui sont amenées à se poursuivre

Le Macrobiotus shonaicus qui a été retrouvé dans le parking de Tsuruoka mesure entre 318 et 743 micromètres. Ce spécimen possède 8 pattes, une bouche-ventouse et trois rangées de dents. Contrairement aux individus de la même famille que lui, cette espèce se nourrit d’algues alors que ses congénères sont tous pratiquement carnivores.

L’équipe de Kazuharu Arakawa se pose encore beaucoup de questions sur ce nouveau spécimen. « Il va falloir continuer à chercher ces créatures pour comprendre comment elles se diversifient et s’adaptent au cours du temps. Celui-ci est un être idéal pour étudier la reproduction sexuelle de ces animaux. »

Les résultats des études menées sur le Macrobiotus shonaicus ont été publiés dans la revue PLOS ONE.

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