Il faudra peut-être tuer des extraterrestres pour les comprendre

L’humanité cherche activement à trouver des formes de vies extraterrestres dans l’immense univers qui nous entoure. Mais avons-nous sérieusement pensé à comment notre première rencontre avec des aliens pourrait se passer ? Eh bien, l’auteur scientifique Guy Harrison affirme dans un éditorial de Psychology Today que les biologistes devraient peut-être envisager de tuer quelques-uns des premiers extraterrestres au nom du progrès scientifique.

Pour notre première rencontre avec des extraterrestres, Harrison suggère des lignes directrices que les futurs biologistes pourraient trouver utiles selon lui.

Etude extraterrestres

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Il va falloir étudier les extraterrestres, quitte à les tuer !

Par exemple, il préconise que toute vie extraterrestre présentant des signes d’intelligence soit épargnée. Dans ce cas, nous pourrons peut-être utiliser nos mots à la place de nos scalpels pour en apprendre davantage sur la forme de vie extraterrestre.

Mais si les premiers extraterrestres que nous rencontrons ne sont pas « intelligents », Harrison préconise que les scientifiques envisagent d’en ouvrir quelques-uns pour les étudier, ou de stocker quelques individus dans les archives d’un musée. Ce qui veut dire donc que nous devrions envisager de tuer quelques-uns des premiers aliens que nous allons rencontrer.

Harrison affirme cependant dans Psychology Today que la question est trop complexe et ambiguë pour pouvoir élaborer des règles contraignantes à l’avance.

Et si c’est plutôt nous qui nous faisions tuer par les aliens ?

Tuer des extraterrestres pour les étudier implique bien entendu que nous soyons en mesure de le faire, car ce ne serait pas la même histoire si nous rencontrons des extraterrestres beaucoup plus forts et plus intelligents que nous. Il est possible dans ce cas là que ce soit eux qui décident de nous tuer pour mieux nous étudier.

« Si nous trouvons la vie quelque part dans l’univers », écrit Harrison, « il faudra peut-être envisager les implications morales de notre propre mort pour une étude plus approfondie ».

En sommes, les deux cas de figure sont envisageables. Mais le mieux pour tout le monde, si nous rencontrons un jour des aliens, serait que le premier contact se fasse le plus amicalement possible. Après tout, on n’a pas forcément besoin de dépecer quelqu’un pour en apprendre plus sur lui. Souvent, un peu de communication suffit ! Ceci étant, historiquement, nos biologistes ont toujours procédé à des études post-mortem des nouvelles espèces découvertes pour mieux les comprendre et ils semblent bien loin de perdre cette mauvaise habitude.