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Il faut croire que nous n’aurons bientôt plus le droit d’utiliser le mot « Pixels »

Le film Pixels est sorti le mois dernier. Bien entendu, pour quiconque cherche un minimum il est assez simple de trouver des copies illégales de qualité variable. C’est justement pour contrer ces copies que Columbia Pictures se sert de la compagnie Entura International pour protéger ses intérêts. Le but de cette dernière est donc d’éliminer toute copie illégale du film Pixels. Ou plutôt toute éventuelle copie illégale.

Et toute la nuance est là. En vérité Entura International ne fait pas très bien son boulot et personne ne va aller rechercher manuellement de telles copies. Non, l’entreprise fait appel à un outil automatique qui fait beaucoup de dégâts dans le domaine de la création vidéo.

Pixels

Pixels, le film qui interdit l’utilisation de son titre

En effet, de nombreuses vidéos hébergées sur Vimeo sont en train d’être supprimées à cause de Entura International qui a demandé leur disparition, simplement parce qu’elles utilisaient le mot « pixels » dans leur titre.

Dans le lot, beaucoup de créations personnelles, des productions à très petit budget dont la plupart était d’ailleurs là avant la sortie du film Pixels. Autrement dit, on est loin de la copie illégale.

D’ailleurs, Entura International a tellement mal géré son outil que ça en devient comique : elle a demandé la suppression du court-métrage d’une dizaine de minutes qui a inspiré le film, mais aussi… du trailer officiel de ce dernier. Autrement dit, Columbia Pictures est en train de payer une compagnie qui se charge de supprimer des vidéos promotionnelles de ses films.

À terme, la situation devrait s’arranger pour les créateurs touchés par l’incompétence des ayants droit. N’ayant en effet rien à se reprocher, leurs vidéos devraient revenir après une mise en relation avec une personne de Vimeo. Mais le problème reste le même : aucun utilisateur honnête de la plate-forme ne devrait avoir à faire cela.

En premier lieu, des outils automatiques qui sont de toute évidence programmés avec les pieds ne devraient pas être utilisés. Mais la faute revient également à Vimeo et autres comme YouTube qui font trop confiance aux ayants droit. Ou qui en ont trop peur, c’est selon. Leur politique est simple : on supprime la vidéo incriminée pour éviter les problèmes, et après, éventuellement, si l’utilisateur concerné se plaint, on se pose des questions. Difficile de trouver ça normal.

Espérons que Fred ne reçoive pas une demande de suppression de cet article à cause de l’utilisation du mot « pixels » dans son titre.

Via

Mots-clés pixels

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Jérémy

Étudiant en maths, Jérémy est un passionné qui touche un peu à tout, et plus particulièrement au développement web et à l'actualité high-tech qu'il partage avec vous sur Machineo et surtout ici-même.

  • Coco74

    Le Monde deviens étrange …

  • bibousiq

    Effectivement, cela prouve le ridicule de cette situation dans laquelle on a donné tous les pouvoirs aux ayant droits…qui ne sont même pas les artistes.