Il pourrait y avoir pas moins de 10 milliards de planètes similaires à la Terre… dans notre galaxie

Une équipe de chercheurs de la Penn State University a récemment réalisé une étude dont l’objectif a été d’établir le nombre de planètes semblables à la Terre dans la Voie lactée. Pour ce faire, les scientifiques ont utilisé les données du télescope Kepler de la NASA.

Ils ont défini une planète similaire comme ayant trois quarts à une fois et demie la taille de la Terre et orbitant autour de son étoile tous les 237 à 500 jours.

Sauver Terre

Crédits Pixabay

D’après la conclusion de la recherche, il pourrait y avoir jusqu’à dix milliards de mondes relativement similaires à la planète de vie dans la Voie lactée. L’équipe espère que les résultats de l’étude pourront aider les scientifiques qui travaillent dans les programmes de recherche de civilisations étrangères à mieux cibler leurs efforts.

Les résultats de la recherche viennent d’être publiés dans The Astronomical Journal.

Des simulations informatiques d’univers hypothétiques

Naturellement, la planète doit être située dans la zone habitable de l’étoile. Dans l’étude, celle-ci est définie comme la « gamme des distances orbitales dans lesquelles les planètes pourraient supporter de l’eau liquide à leur surface ».

Rappelons que, depuis son lancement en 2009, le télescope spatial Kepler a observé plus de 530 000 étoiles dans l’objectif de détecter des transits. Avant de se retirer, l’année dernière, il a permis aux astronomes de découvrir plus de 2 600 exoplanètes. L’instrument a également permis de comprendre certaines notions importantes, comme le fait qu’il y a plus de planètes que d’étoiles dans la Voie lactée.

Néanmoins, les données de Kepler n’étaient pas suffisantes. L’équipe a donc procédé à des simulations informatiques d’univers hypothétiques d’étoiles et de planètes. Ces modèles ont été basés sur la combinaison de la liste des planètes de Kepler et du catalogue du vaisseau spatial Gaia de l’Agence spatiale européenne.

D’après Eric Ford, professeur d’astrophysique et co-auteur de la nouvelle étude, il existe de nombreuses incertitudes concernant la gamme d’étoiles semblables au Soleil, la gamme de distances orbitales concernant la zone habitable et la gamme de tailles de planètes semblables à la Terre. « Compte tenu de ces incertitudes, cinq et dix milliards sont des estimations raisonnables », a-t-il révélé.

Afin d’élaborer une stratégie scientifique solide

« Pour les astronomes qui essaient de déterminer ce qu’est une bonne conception pour le prochain grand observatoire spatial, cette information fait partie intégrante de ce processus de planification », a souligné Ford.

« L’une des choses importantes ici n’est pas seulement de donner un seul chiffre, mais de comprendre l’éventail des possibilités », a-t-il ajouté. Il estime que ces données pourraient aider « les gens qui doivent prendre des décisions à espérer le meilleur et planifier le pire, tout en étant capables d’élaborer une stratégie scientifique solide. »