Il publiait les photos de ses copines sur des sites pornos

Pierre a une vingtaine d’années et il est étudiant en langues étrangères appliquées. Il souhaitait devenir professeur d’anglais mais il va peut-être devoir revoir ses prétentions à la baisse. Et pour cause puisqu’il vient de comparaître devant le tribunal correctionnel d’Angers pour avoir partagé les photos de ses camarades de classe sur des sites pornographiques. Malaise.

Tout a commencé au début de l’année lorsqu’une étudiante a reçu des messages particulièrement obscènes sur Facebook. Etrange. Face à cette situation pour le moins problématique, elle a décidé de mener sa petite enquête.

Etudiantes site porno

Pierre a fait une grosse bêtise et il risque de s’en mordre les doigts pendant longtemps.

Elle a alors lancé plusieurs recherches sur Google Images en s’appuyant sur ses photos Facebook.

Une étudiante a trouvé ses photos de profils sur des sites pornographiques

Là, elle s’est rendue compte que toutes ses images avaient été récupérées par un tiers avant d’être partagées sur plusieurs sites pornographiques, avec des commentaires salaces en prime.

Le pire reste à venir car elle a aussi découvert qu’elle n’était pas la seule dans ce cas. En explorant les pages de ces sites, elle a trouvé d’autres photos mettant en scène ses camarades de classe et son enseignante.

Elle a commencé par ressentir de la honte. Elle se sentait salie et elle ne savait pas ce qu’elle devait faire, d’autant que la plupart de ces sites étaient hébergés à l’étranger. Pas simple. Elle a finalement pris son courage à deux mains et elle en a parlé à ses proches ainsi qu’aux autres victimes.

Ensemble, elles ont porté plainte et elles ont lancé une procédure judiciaire. L’enquête a révélé que toutes ces photos avaient été partagées par la même personne, et plus précisément par un étudiant de leur classe : Pierre, qui opérait alors sous le pseudonyme Folamour1. Tout un programme.

Pierre s’était créé un personnage virtuel et il pensait que ses actes n’auraient aucune répercussion

Les policiers sont intervenus chez le jeune homme le 17 juin dernier, autour de 9 heures.

Il était devant l’écran de son ordinateur, la pièce totalement plongée dans le noir. Interrogé par les forces de l’ordre, il a indiqué qu’il s’était totalement enfermé dans un monde virtuel et qu’il ne pensait pas que cela aurait un impact sur sa vie.

Il a ensuite présenté ses excuses aux 22 plaignantes mais cela n’a pas suffit à calmer la procureur chargée de l’affaire, Alexandra Verron. Elle requiert effectivement dix mois de prison avec sursis et 50 000 € de dommages et intérêts à titre de préjudice.

Cette histoire ne manque pas d’intérêt et elle prouve une fois de plus que les internets et les réseaux sociaux ne sont plus des zones de non droit. Je pense d’ailleurs qu’il est important que chacun en prenne conscience. C’est un peu comme cet australien qui a perdu son emploi après avoir tenu des propos sexistes sur Facebook.

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