Il sera bientôt possible d’imprimer des médicaments grâce à des imprimantes 3D

Il est à la portée de tous de « transformer » le contenu d’un CD en fichier MP3 ou autre format audio. Les chercheurs de l’Université de Glasgow travaillent sur un processus similaire, mais au lieu de fichiers musicaux, ils utilisent un convertisseur chimique numérique pour numériser le processus de fabrication de médicaments.

Associé à une imprimante 3D, il sera alors possible d’imprimer des produits pharmaceutiques sur demande.

L’impression 3D dans le domaine pharmaceutique est un concept fascinant, mais pas nouveau. Le concept « Spotify for chemistry » est cependant inédit. C’est la première fois que nous voyons une approche de la fabrication de produits pharmaceutiques utilisant le code numérique. « Cette approche est une étape clé dans la numérisation de la chimie. » a déclaré Lee Cronin, concepteur et développeur de la technologie.

Cette invention des chercheurs de l’Université de Glasgow révolutionnera du tout au tout le domaine de la pharmaceutique si elle aboutit.

« Spotify for chemistry » : une technique révolutionnaire

Les scientifiques ont dévoilé une technique pour produire des produits pharmaceutiques à la demande. Le processus consiste à envoyer un code numérique à une imprimante 3D spécialisée. Cette imprimante peut synthétiser des médicaments en un simple clic, en utilisant des composés largement disponibles.

Cela fonctionne donc de la même manière que Spotify héberge des fichiers numériques audio, d’où le nom « Spotify for chemistry ». Le programme permet une lecture instantanée sur des appareils compatibles. Un service intégré au programme contenant une base de données de séquences de codes médicamenteux permettra aux cliniciens ou aux patients d’obtenir instantanément le traitement dont ils ont besoin.

L’implication de cette nouvelle technique

« Spotify for chemistry » a le potentiel de révolutionner l’industrie pharmaceutique en rendant les médicaments utiles plus accessibles, en particulier ceux qui sont rares. Les médicaments n’auront plus besoin d’être produits dans des usines dédiées. Le concept pourra également réduire le risque de contrefaçon de médicaments et faire baisser les prix.

Les chercheurs ont décrit leur nouvelle approche dans un article publié dans la revue Science. Dans le cadre de l’étude, ils ont démontré la technique en produisant un médicament appelé Baclofen. À cet effet, ils ont dû numériser le code chimique pour le Baclofen dans un processus similaire à la gravure d’un CD pour générer un fichier mp3.

Le projet est actuellement à un stade où il n’est pas encore possible de dire s’il sera ou non un succès, mais vivement que cela soit le cas.