Il sera psychologiquement difficile de quitter la Terre

Un jour, notre planète deviendra inhabitable. Même si cela ne risque pas d’arriver avant des millions d’années, certains milliardaires comme Elon Musk, le PDG de SpaceX, envisagent déjà des échappatoires pour donner à l’humanité la chance de continuer à vivre.

D’après Elon Musk, le futur de la race humaine se trouverait au-delà de la planète Terre et plus précisément sur Mars. Alors que le milliardaire est prêt à miser des milliards de dollars pour partir à la conquête de la planète rouge, il a oublié de penser aux répercussions qu’un tel changement pourrait avoir sur l’humanité.

Le film suédois Aniara, qui a fait ses débuts dans les salles obscures le 17 mai 2019, attire notre attention sur les effets psychologiques que cela pourrait avoir sur les êtres humains.

Cap sur Mars

Aniara est l’adaptation cinématographique d’un poème publié en 1956 par le suédois Harry Martinson, lauréat du prix Nobel de littérature en 1974. Dans ce film réalisé par Pella Kagerman et Hugo Lilja, on suit les périples d’un groupe d’individus qui a décidé de quitter la Terre, en fin de vie, à bord du vaisseau Aniara pour mettre le cap sur la planète Mars.

Le voyage vers la planète rouge aurait dû durer deux mois, mais avant d’arriver à bon port, les passagers sont victimes d’un accident qui les condamnent à errer, sans but dans l’univers. Ils se retrouvent donc confrontés à eux-mêmes, désorientés et nourrissants le désir de revoir ce qu’ils avaient connu sur Terre.

Une adaptation difficile

Se sentant pris au piège et sans aucun espoir de revenir sur Terre, les passagers de l’Aniara deviennent dépendants d’un système d’intelligence artificielle baptisé Mima qui est capable de simuler les souvenirs d’une Terre vierge. À travers Mima, les voyageurs entretiennent les souvenirs du confort qu’ils avaient autrefois sur Terre comme le goût des baies fraîchement cueillies ou même la vue des oiseaux volants dans le ciel.

Les simulations de Mima font naître chez eux un sentiment d’euphorie que ressentent certains astronautes lorsqu’ils revoient la Terre depuis l’espace. D’après les scientifiques, ce phénomène mis en lumière par Aniara prouve que les humains pourraient souffrir de problèmes psychologiques s’ils quittent la Terre.

Nick Kanas et Dietrich Manzey, auteurs de l’ouvrage « Space Psychology and Psychiatry », publié en 2008, ont écrit que quitter la Terre pourrait faire naître chez les humains de l’anxiété, une dépression, des envies suicidaires ou même des symptômes psychotiques.

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