Il serait possible de stimuler magnétiquement le cerveau pour maigrir

D’après les estimations de l’OMS, le problème de surpoids toucherait environ 1,4 milliard de personnes dans le monde. Récemment, des chercheurs italiens de l’université de San Donatto à Milan ont présenté une solution innovante pour combattre ce fléau. L’idée proposée par l’équipe est d’utiliser la SMT (Stimulation Magnétique Transcrânienne) pour combattre l’obésité. En d’autres termes, les scientifiques veulent stimuler des zones profondes du cerveau lié au problème d’obésité.

L’équipe de chercheurs est menée par le Dr Livio Luzi, un endocrinologue italien œuvrant à la polyclinique. Depuis une année, l’équipe travaille sur ce projet. Grâce à la SMT, elle a pu apporter des précisions aux relations qui existent entre le microbiote et l’obésité. Outre la perte de poids, la SMT permettrait de modifier la composition de la flore intestinale.

Cerveau régime

L’étude a été présentée au Congrès EndoPrevent 2017 organisé par l’Endocrine Society (Orlando, États-Unis).

La Stimulation Magnétique Transcranienne

La SMT est une technique qui consiste à placer une bobine électromagnétique sur le cuir chevelu de l’individu. Cela permet d’envoyer des impulsions au niveau de certaines zones situées dans les profondeurs de son cerveau. Cette technique ne nécessite donc pas d’électrodes.

Elle est généralement utilisée pour des thérapies neuropsychiatriques comme l’autisme. Elle est aussi recourue pour traiter certaines formes de dépression.

Cela fait un an que l’équipe du Dr Livio Luzi évalue régulièrement les réactions d’un groupe de personnes obèses. Pendant cinq semaines, elles ont participé à trois séances hebdomadaires de SMT. L’objectif était de vérifier si des changements se produisaient au niveau du microbiote intestinal. Les résultats se sont avérés prometteurs.

Liens de l’axe intestin-cerveau

Les chercheurs ont constaté une perte de plus de 3% du poids chez les participants. Ils ont également observé une perte significative de 4% de la masse graisseuse. Par ailleurs, il y a eu une croissance du nombre des bactéries anti-inflammatoires du type Bacteroïdes bénéfiques à l’organisme. L’équipe a remarqué que, même après le temps de traitement, la perte de poids ne s’arrêtait pas.

Si les résultats sont affirmatifs, les chercheurs ne peuvent pas encore expliquer avec précision cette corrélation entre le microbiote et le poids. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une prouesse scientifique.

Ces liens entre l’intestin et le cerveau pourraient également être exploités pour traiter d’autres maladies.