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Il vaudra mieux éviter de respirer sur la Lune

Les scientifiques ont rassemblé assez de preuves pour affirmer que la vie sur la Lune est dangereuse pour les êtres humains. L’inhalation des poussières lunaires serait dangereuse pour la santé. Des études ont été réalisées grâce aux échantillons rapportés par les astronautes. Avec le temps, ces poussières pourraient déchirer les combinaisons spatiales et atteindre les poumons des astronautes et y libérer des toxines.

« Si des retours sur la Lune impliquent des séjours de quelques semaines ou même plus, il sera impossible d’éviter les risques de cancer de poumon », a expliqué Donald Hendrix, responsable de l’étude à l’Université Stony Brook. « C’est une préoccupation majeure pour la santé des futurs astronautes ».

JAXA Lune

Effectivement, les poussières de Lune contiennent des minéraux qui réagissent rapidement aux cellules humaines et génèrent des radicaux hydroxyles toxiques, associés au cancer du poumon.

Endommager l’ADN et provoquer un cancer

Les agences spatiales travaillent dur pour ramener les humains sur la Lune alors que l’endroit n’est pas fait pour eux. Les astronautes d’Apollo 11 en 1969 n’ont peut-être pas eu d’incidents de santé, mais ils savaient que la poussière lunaire pourrait irriter leurs poumons.

Ils l’ont constaté quand leurs combinaisons spatiales ont commencé à se dégrader. « La poussière est la principale préoccupation lors du retour sur la Lune. Elle pourrait endommager l’ADN et conduire au cancer », a déclaré John Young, l’astronaute d’Apollo.

Après avoir exposé des cellules cérébrales de souris et des cellules pulmonaires humaines à un sol lunaire simulé, quatre-vingt-dix pour cent des cellules pulmonaires humaines et des neurones de souris sont mortes. « Nous avons découvert une toxicité cellulaire significative dans les lignées de cellules neuronales et pulmonaires en culture, ainsi que des dommages à l’ADN associés à l’exposition », a souligné l’équipe de scientifiques.

Une exposition prolongée à la poussière lunaire pourrait altérer les voies respiratoires et la fonction pulmonaire. Les astronautes d’Apollo ont décrit la réaction à la poussière lunaire comme un « rhume des foins lunaire », accompagné d’éternuements, de larmoiements et d’un mal de gorge.

« La poussière lunaire représente l’un des nombreux dangers auxquels les humains devront faire face lors de missions à sa surface », ont écrit les chercheurs dans leur résumé lors de la réunion de l’« American Geophysical Union » à Washington, DC.

Une colonie lunaire composée de scientifiques, de techniciens et d’ingénieurs

Néanmoins, ce fait semble ne pas effrayer les explorateurs. Le professeur Bernard Foing, ambassadeur du programme « Moon Village », un projet de l’agence spatiale européenne, a déclaré que « d’ici 2030, il pourrait y avoir un peuplement lunaire initial composé de scientifiques, techniciens et ingénieurs. En 2050, on pourrait envisager de faire venir de la famille ».

Il a également expliqué comment les colonies lunaires de l’humanité pourraient se développer rapidement. Les ressources potentielles de la Lune comme le basalte, les roches volcaniques, l’hélium-3 et surtout l’eau sont les principales cibles.

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