Il y a peut-être bien de la vie sur Mars, finalement

Mars est vu comme une planète hostile et stérile, mais la réalité pourrait être bien différente. Nous savons en effet que la planète rouge abrite des poches de glace dans ses sous-sols. Et à présent, nous savons aussi que la vie peut se développer dans les pires conditions possible.

Mars et la Terre sont toutes les deux des planètes rocheuses, mais elles ont tout de même quelques différences. La principale a trait à la magnétosphère. Mars en est totalement dépourvue et elle est donc beaucoup plus exposée aux radiations cosmiques.

Mars

Ce qui explique aussi pourquoi aucune vie apparente n’est présente à sa surface.

Mars, une planète pas si stérile

Les années et les études passant, les chercheurs ont cependant découvert sur la planète rouge de multiples composants susceptibles de soutenir la vie. L’information a d’ailleurs été confirmée par la NASA l’année dernière au travers d’une conférence de presse organisée avant l’été.

En observant les relevés de Curiosity, les chercheurs de l’agence spatiale ont en effet identifié plusieurs molécules organiques complexes et des substances volatiles sur deux sites du cratère Gale. Plus intéressant, ils ont aussi pu confirmer la présence d’un cycle du méthane dans l’atmosphère martienne.

Et à présent, voilà que des biologistes ont trouvé des bactéries inconnues présentes… dans le désert d’Atacama, au Chili.

Ce désert est immense. Il s’étend sur plus de cent mille kilomètres carrés et il est connu pour être la région la plus aride de notre planète. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la NASA a testé la plupart des rovers martiens là-bas.

Cette nouvelle découverte n’incombe cependant pas à l’agence spatiale cette fois, mais à un biologiste travaillant pour le Yale-NUS College de Singapour. Le chercheur et son équipe se sont en effet rendus dans le désert d’Atacama afin de tester un nouveau robot expérimental du nom de Zoë.

Des bactéries inconnues découvertes dans le désert d’Atacama

Le robot en question s’est donc déplacé dans le désert et il a prélevé plusieurs échantillons. Et c’est là que l’histoire prend une toute nouvelle tournure. Les chercheurs ont découvert dans ces échantillons des bactéries inconnues, des bactéries présentant des caractéristiques spécifiques qui leur ont permis de s’adapter à la rudesse du climat local.

Quel est le rapport avec Mars, alors ? Il est simple. Si une forme de vie a pu se former dans ce désert, alors il est fort probable qu’il en aille de même pour la planète rouge puisque les deux environnements sont très proches l’un de l’autre et partagent ainsi de nombreux points communs.

Le plus incroyable, c’est que Zoë n’a pas eu besoin de forer très profond pour découvrir ces formes de vie. Le robot a prélevé ses échantillons à seulement 80 centimètres de profondeur.

En revanche, et il s’agit aussi d’un point important, les bactéries découvertes n’étaient pas présentes dans tous les échantillons. Il semblerait en effet qu’elles se soient développées davantage dans certaines zones et cela veut aussi dire que si une forme de vie existe réellement sur Mars, alors il ne suffira pas de creuser le sol à l’aveugle pour mettre la main dessus.

L’étude complète se trouve à cette adresse.

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