Ils ont créé un trou noir moléculaire en laboratoire

Le SLAC a réussi une véritable prouesse en créant un trou noir moléculaire en laboratoire, avec la coopération de plusieurs chercheurs du DESY. Les scientifiques ont utilisé le LINAC pour mener à bien leur improbable projet.

Le SLAC, pour Stanford Linear Accelerator Center, est un laboratoire de physique dépendant directement du Département de l’Énergie américain, un laboratoire dont la gestion a été confiée à l’Université Stanford. Les recherches de ce centre d’étude portent principalement sur la physique des particules et sur la photonique.

Trou noir moléculaire

Pour mener à bien leurs recherches, les scientifiques du laboratoire ont fait construire sur place un accélérateur de particules linéaire, le LINAC.

Le SLAC et le DESY ont créé un trou noir moléculaire

Il faut tout de même préciser que le SLAC est à l’heure actuelle un des laboratoires les plus en vue en matière de physique des particules. Il a en effet obtenu trois prix Nobel pour ses recherches portant sur le quark charm, sur la structure en quarks du proton et du neutron et sur le tauon.

Le DESY, de son côté, est un des plus importants centres de recherche européens, du moins dans le domaine de la physique des particules.

Il travaille notamment sur le développement et la construction d’accélérateurs de particules, mais également sur la physique des particules et sur les recherches en lien avec les photons. Des activités très proches de celles du SLAC, en somme.

Les deux laboratoires ont donc décidé d’unir leurs efforts afin de faire avancer leurs recherches, au travers d’un accord passé en 2015.

Des résultats stupéfiants

Les chercheurs de ces deux instituts ont donc travaillé de concert afin de tenter de mettre au point un trou noir moléculaire. Pour se faire, ils ont baigné des molécules d’iodométhane dans une lumière générée avec des rayons X en s’appuyant sur l’accélérateur de particules du SLAC. Se faisant, le laser a arraché environ 54 des 62 électrons de la molécule et l’atome a alors commencé à attirer des électrons à partir d’atomes voisins, exactement comme le font les trous noirs.

Les scientifiques ont eux-mêmes été très surpris par les résultats de l’expérience et par la vitesse à laquelle s’est formé ce trou noir moléculaire. Ils comptent donc poursuivre leurs recherches dans les mois à venir afin de mieux comprendre le processus de formation de ces monstres de l’espace.