Ils ont créé une peau artificielle donnant la sensation du toucher

Les prothèses ont beaucoup évolué au fil de ces dernières années. Les produits actuellement disponibles sur le marché sont très perfectionnés et certains d’entre eux sont même capables de reproduire certains gestes comme des poignées de main. Pas mal, mais il leur manque encore une chose pour atteindre la perfection : la sensation.

Cela risque de vous surprendre mais les toutes premières prothèses datent de l’Egypte Antique. Elles n’étaient pas aussi sophistiquées, bien sûr, mais elles étaient beaucoup moins archaïques qu’on pourrait le croire.

Prothèse peau

Des chercheurs ont développé une peau synthétique capable de reproduire le sens du toucher.

Si vous avez l’occasion de passer au Caire, il suffira ainsi de vous rendre dans le musée de la ville pour découvrir une des premières prothèses de notre histoire, une prothèse qui reproduisait fidèlement le gros orteil du patient pour lui permettre de se déplacer sans encombre.

Les premières prothèses datent de l’Egypte Antique

A l’heure actuelle, on trouve sur le marché deux types de prothèses.

Les prothèses articulaires reproduisent l’articulation d’un bras ou d’un genoux et ce sont les plus répandues. D’après les derniers chiffres en date, les chirurgiens poseraient environ 80 000 prothèses de la hanche chaque année, et 45 000 prothèses du genoux.

Elles sont aussi désignées sous le terme endo-prothèses, ou prothèses internes.

En marge, on trouve aussi les exo-prothèses qui ont pour vocation de substituer à un membre, comme un oeil, un bras, une main, une jambe ou encore un pied. A la base, ces appareils cherchaient simplement à imiter le membre mais les choses ont pas mal changé ces dernières années et on trouve désormais des produits articulés capables de reproduire des mouvements naturels.

Une peau artificielle capable de reproduire la sensation du toucher

Un groupe constitué d’une dizaine de chercheurs souhaitent aller encore plus loin en ajoutant une nouvelle variable à l’équation : la sensation du toucher.

Ils ont ainsi travaillé pendant plusieurs années pour mettre au point une peau artificielle capable de « sentir » leur environnement. La tâche n’a pas été aisée, bien entendu, et cette peau se constitue en réalité de deux couches distinctes.

La première se constitue de circuits organiques souples et de capteurs de pression. Elle peut déterminer avec précision la pression exercée par un objet entrant en contact avec la peau. La seconde couche, elle, regroupe toute l’électronique et elle se chargera de transmettre les informations collectées vers le système nerveux du patient.

Sur le papier, c’est plutôt prometteur mais ces chercheurs insistent bien sur le fait que cette peau n’est pas encore prête pour une commercialisation. Le projet n’en est qu’à ses premiers balbutiements et il faudra sans doute attendre encore plusieurs années avant que l’on retrouve cette peau artificielle sur les prothèses présentes sur le marché.

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