Ils ont inventé une pilule contraceptive à base de plantes

L’Université de Berkeley a réalisé une nouvelle prouesse qui pourrait changer la vie de plusieurs millions de personnes à travers le monde. Les chercheurs de l’établissement ont en effet créé une pilule contraceptive sans hormones, à base de plantes.

La pilule n’est pas une invention récente. Margaret Sanger et Katharine McCormick en ont eu l’idée dans les années 50, mais il leur a fallu batailler pour persuader l’endocrinologue Gregory Pincus de financer leurs travaux.

Pilule

Toutefois, le composant chimique utilisé dans la recette n’a pas été découvert par les deux femmes, mais par un chimiste mexicain du nom de Luis Miramontes.

La pilule a changé notre société

En octobre 1951, l’homme a en effet réussi à synthétiser la noréthistérone, le composé actif principal de la pilule. Il n’avait que vingt-six ans à l’époque, mais sa découverte a changé le monde.

Pincus, de son côté, a commencé à s’intéresser à la question quelques mois plus tard à la suite d’une conversation avec Margaret Sanger. Après avoir trouvé un financement auprès du Planned Parenthood, les chercheurs ont commencé à travailler sur la pilule et cette dernière a ensuite fait l’objet de plusieurs essais cliniques. L’autorisation de mise sur le marché a ensuite été délivrée en 1960.

La pilule a de nombreuses qualités indéniables, mais elle souffre également de plusieurs effets secondaires. Les contraceptifs oraux augmentent en effet le risque de cancer du sein, mais aussi celui du col utérin et du foie.

Une pilule sans hormones en vue ?

Pire, le risque augmente même au fil des années. En parallèle, les femmes prenant le traitement s’exposent davantage aux risques de thrombose veineuse et d’embolie.

En conséquence, l’Université de Berkeley aux États-Unis a constitué une équipe de chercheurs afin de travailler sur un palliatif. La tâche n’a pas été aisée, mais les efforts des scientifiques ont fini par porter leurs fruits et ces derniers ont ainsi réussi à développer une pilule fonctionnant sans hormone de synthèse, mais avec deux principes actifs végétaux : la pristimerine et le lupéol. En les combinant ensemble, les chercheurs ont réussi à empêcher la fécondation en freinant la maturation des spermatozoïdes.

Cette pilule pourrait en outre être administrée aux hommes comme aux femmes. Il faudra cependant attendre encore quelques années avant qu’elle ne soit commercialisée. Les tests cliniques n’ont effectivement pas encore commencé.