Ils ont passé un an coupés du monde, dans des conditions proches de celles de Mars

Ils étaient six et ils ont passé douze mois enfermés dans un dôme situé à Hawaï, dans des conditions proches de celles de Mars. Le but de la mission ? Déterminer si les futures missions de colonisation de la planète rouge sont réalistes. L’expérience vient de se terminer et nos six cobayes ont donc pu regagner la terre ferme. Littéralement.

Cette mission a été montée par une Université de Hawaï, en partenariat avec la NASA. La participation de l’agence spatiale américaine n’a d’ailleurs rien d’étonnant car cette dernière travaille depuis plusieurs années sur une mission habitée.

NASA Mars

Six scientifiques ont passé un an enfermés, dans des conditions proches de celles de Mars.

Elle espère en effet pouvoir coloniser Mars en 2030.

Une mission pour préparer les futures missions habitées sur Mars

L’expérience s’est déroulée sur les pentes d’un volcan de l’archipel, dans un paysage à la fois aride et inhospitalier. Après avoir construit un dôme de onze mètres de diamètre et de 90 mètres carrés de surface, les organisateurs de la mission ont sélectionné six scientifiques.

Pendant douze mois, ces chercheurs (tous volontaires) ont vécu coupés du monde dans des conditions extrêmement difficiles, avec de la nourriture déshydratée, des sorties en combinaison spatiale et une seule douche hebdomadaire.

Ils n’ont pas eu le droit ni de voir ni de téléphoner à leurs proches et ils ont travaillé sur plusieurs projets différents.

La physicienne allemande Christiane Heinicke, par exemple, s’est concentrée sur l’élaboration d’une machine capable d’extraire de l’eau du sol aride, une machine fonctionnant bien évidemment à l’énergie solaire. L’idée, ce n’était pas de créer un prototype fonctionnel mais plutôt de prouver que c’était possible.

L’expérience se voulait aussi réaliste que possible. Cyprien Verseux, un astrobiologiste français, est revenu dessus dans plusieurs interviews publiées dans divers médias tels que L’Express ou le Huffington Post.

Une expérience difficile, mais formatrice

Il explique que le plus difficile n’a pas été les conditions de vie imposées par les organisateurs, mais plutôt le fait de ne pas pouvoir se promener à l’air libre ni même de voir ses proches. Durant un an, les seules personnes qu’il a vue et avec qui il a parlé sont en effet les cinq autres scientifiques participant à l’expérience.

Les organisateurs de la mission ont d’ailleurs poussé très loin l’expérience. Les participants n’avaient pas accès à internet ni même à leurs recherches. Ils pouvaient envoyer des mails mais ils devaient impérativement attendre 20 minutes pour que leurs courriels soient reçus ou envoyés. Les communications avec les équipes au sol étaient extrêmement rares aussi.

La NASA et l’Université de Hawaï n’ont pas encore communiqué les résultats de cette expérience et elles ne le feront sans doute pas avant plusieurs mois. En attendant, sachez que si cette expérience n’était pas la première du genre, elle reste la plus longue jamais organisée.