Ils proposaient aux internautes de voter pour l’exécution de djihadistes sur Instagram

Instagram marche plutôt fort et il totalise même plus d’utilisateurs que Twitter puisqu’il attire chaque mois plus de 400 millions de personnes. A la base, il était surtout utilisé par des fondus de photos mais il a désormais trouvé sa place chez les annonceurs et… les miliciens. Certains l’utilisent même comme un véritable outil de propagande.

C’était notamment le cas des personnes qui se cachaient derrière le compte @iraqiswat, des personnes se réclamant des opérations spéciales irakiennes.

@iraqiswat

@iraqiswat proposait aux internautes de voter pour ou contre l’exécution de ses prisonniers.

Il n’était pas très vieux mais il était suivi par plus de 80 000 personnes et il avait pris l’habitude de partager fréquemment des photos des soldats déployés sur le terrain.

Des centaines d’internautes ont voté pour demander l’exécution de ce djihadiste

Mais voilà, ce n’était pas suffisant et les administrateurs de ce compte ont décidé de faire monter la pression d’un cran en début de semaine après avoir capturé un combattant de Daech.

Après avoir publié la photo de ce djihadiste, ils ont effectivement proposé aux internautes de voter pour… son exécution. L’idée était assez simple à la base car les followers avaient une heure pour faire leur choix et ils devaient laisser un commentaire sur l’image pour que leur vote soit comptabilisé.

Il faut croire que cette initiative a séduit les foules puisque le message a totalisé plusieurs centaines de commentaires en l’espace de quelques minutes à peine. Sans surprise, la plupart des gens ont demandé à ce que le prisonnier soit exécuté.

@iraqiswat a publié une autre photo peu de temps après la fermeture des votes, une photo présentant le cadavre de l’homme.

L’affaire a très vite de l’ampleur et elle a même fait la une du Guardian mais aussi de plusieurs autres médias. Instagram a rapidement pris des mesures et ces photos ont été supprimées au bout de quelques heures.

Ohilip Smyth, un chercheur de l’Université de Maryland, a mené sa petite enquête et il a découvert que ce n’est pas la première fois que ce compte lance ce genre d’opérations. En revanche, il ne sait pas si ces clichés sont authentiques ou s’ils ont été récupérés dans les archives du gouvernement irakien.

Quoi qu’il en soit, le compte a été supprimé dans la foulée mais des captures trainent sur Twitter et sur la plateforme. Il suffit de lancer une simple recherche pour les retrouver. Bon, par contre, il vaudra mieux avoir le coeur bien accroché avant de cliquer sur ce lien.

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