Ils veulent dessiner un trou noir avec un algorithme

Les trous noirs déchainent les passions et ils alimentent même de folles théories dignes des plus grandes oeuvres de science-fiction. Stephen Hawking lui-même a émit l’hypothèse qu’ils formaient peut-être des portes vers d’autres univers, ou même vers d’autres réalités. Toutefois, pour le moment, nous savons peu de choses à leur sujet et nous ignorons même à quoi ils ressemblent réellement.

Si vous n’êtes pas familier de la chose, alors sachez qu’un trou noir est un objet céleste extrêmement compact. Il l’est même tellement que son champ gravitationnel empêche la manière et les rayonnements de s’en échapper.

Algorithme trou noir

Les trous noirs ressemblent-ils vraiment à ça ?

En d’autres termes, ces singularités ne réfléchissent pas la lumière et ils sont donc totalement invisibles.

Les trous noirs sont totalement invisibles

Comment fait-on pour les détecter alors ? Il existe plusieurs méthodes.

La première consiste à traquer les étoiles présentant une faible masse et un mouvement orbital très prononcé. Elles s’accompagnent généralement d’un trou noir. L’autre solution, c’est de chercher des sursauts de rayons gamma car ces derniers se forment généralement lorsqu’une étoile massive explose pour devenir une supernova.

Il arrive parfois que cela débouche sur la formation d’un trou noir.

D’une manière plus générale, si l’observation directe est impossible, les trous noirs ont un tel impact sur leur environnement qu’ils sont assez faciles à repérer. Enfin, tout dépend de leur type, bien sûr, car un trou noir stellaire n’a pas la même incidence sur les galaxies qu’un trou noir primordial.

Katie Bouman étudie au MIT depuis plusieurs années maintenant et elle se passionne littéralement pour ces phénomènes. Elle a donc réuni une équipe afin de travailler sur un algorithme assez particulier.

Un algorithme pour dessiner un trou noir

D’après les informations publiées par la vénérable institution, cet algorithme serait en effet capable de s’appuyer sur toutes les données recueillies par les radiotélescopes répartis aux quatre coins du monde pour modéliser ou dessiner un trou noir. Comment ? En s’appuyant sur les ondes.

Ils estiment en effet qu’il suffit de combiner les informations captées par des télescopes placés à plusieurs endroits différents pour déterminer les contours et les caractéristiques physiques d’un trou noir.

CHIRP, c’est le nom de ce programme, sera en effet capable de supprimer le bruit atmosphériques pour se concentrer sur les ondes liées aux trous noirs. A partir de là, il n’aura plus qu’à remplir les données manquantes pour générer une image plus claire.

Ce fameux algorithme sera présenté à la communauté scientifique avant la fin du mois. Avec un peu de chance, nous saurons alors enfin à quoi ressemblent les trous noirs et si l’image que nous nous en faisons correspond bien à la réalité.