Imprimer ses panneaux solaires, ce sera bientôt possible

Des chercheurs australiens ont mis au point une gamme innovante de panneaux solaires imprimables. Les avantages qui en découlent sont logiques face à une technologie actuelle chère et toujours peu démocratisée.

Ils pourront permettre à l’avenir des économies financières majeures qui conduiront à un développement en masse chez les particuliers.

Les panneaux solaires que nous connaissons tous se retrouvent sur très peu de maisons à l’heure actuelle. La faute à un prix trop élevé pour cette technologie « propre », bien que les panneaux obsolètes posent toujours des questions de recyclages.

Une révolution énergétique mondiale ?

Paul Dastoor, chercheur de l’Université de Newcastle, en Australie, arrive avec son équipe à la phase finale d’essais de leurs panneaux solaires imprimables.

Ils sont totalement différents des panneaux classiques qui se révèlent lourds, imposants, et encastrés dans du verre large de un centimètre. À cela se rajoute un aspect peu esthétique. Ici, l’impression se fait sur un film en plastique de moins d’un millimètre d’épaisseur.

Un des avantages mis en avant concerne une production d’énergie plus importante en lumière faible ou moyenne que les photovoltaïques habituels, ce qui signifie qu’il n’y a pas à se soucier du positionnement précis du panneau, il suffit de le poser sans se poser de questions.

Le chercheur espère que son produit révolutionnaire pourra être imprimé à grande échelle pour seulement 8 dollars pièce. Une somme dérisoire quand on pense aux bénéfices pour la planète et pour le portefeuille de cet investissement. Un des panneaux les moins chers du marché fabriqué par Tesla coûte 235 dollars l’unité. Un gouffre déjà important pour deux modèles « bas prix ».

L’énergie propre à bas coût

Il faudra cependant plus de « feuilles » imprimées pour remplir un toit comparé à un panneau. Mais le prix total de l’installation restera sans aucun doute moins élevé, d’autant plus qu’elle sera moins contraignante à mettre en oeuvre.

Paul Dastoor affirme que les tests s’effectuent désormais en conditions climatiques réelles grâce à une centaine de mètres carrés de toit couverts. Techniquement, le film est en polytéréphtalate d’éthylène (souvent surnommé PET), qui est un plastique de polyester saturé.

Il assure une incroyable solidité qui restera à prouver sur le long terme. À voir également les effets de l’exposition prolongée au soleil. Ils sont entièrement recyclables, une qualité supplémentaire indispensable pour un produit destiné au monde entier, qui pourra améliorer les conditions de vie dans les pays sous-développés.

Cette innovation pourra certainement être adaptée pour recharger nos appareils connectés n’importe où, simplement en déployant son panneau transportable facile à ranger. De quoi améliorer toujours une multitude d’activités, comme le camping par exemple.

Peut-être qu’un jour, nous verrons cette technologie sur tous les toits de nos villes !