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INDECT, encore pire que ACTA, SOPA, PIPA, LOPPSI ou HADOPI

Il faut bien l’avouer, depuis quelques années, nos gouvernements semblent vouloir tout faire pour réduire nos libertés individuelles. Et c’est ainsi que les traités, textes de loi et autres amendements liberticides se succèdent joyeusement dans une cacophonie grossière, insultante et haineuse. Alors même que nous venons de nous débarrasser d’ACTA, c’est donc un nouveau projet qui commence à faire parler de lui : INDECT. Un projet bien plus dangereux et bien plus inquiétant que tous les autres. Oui et forcément, encore une fois, aucun média ne daigne en parler…

INDECT, encore pire que ACTA, SOPA, PIPA, LOPPSI ou HADOPI

Chers amis, si vous êtes amateurs de science-fiction et que des livres, des films ou des séries comme 1984, Minority Report ou encore Persons of Interest n’ont plus de secret pour vous, c’est certain, vous risquez de vous délecter d’INDECT. Et pour cause puisque ce projet complètement dément s’inscrit dans la droite lignée de tout ce qui est abordé dans ces différentes oeuvres. Une fois de plus, il est donc question de mettre le peuple en laisse et de le garder sous contrôle.

INDECT est un projet européen qui s’impose comme un outil de surveillance chargé d’analyser les différents réseaux afin de prévenir les crimes ou les comportements dangereux. Pour se faire, il s’appuie sur le web, sur les fichiers de la police et sur les fichiers biométriques. Il a vu le jour en 2009, peu de médias en ont parlé – on commence d’ailleurs à en avoir l’habitude – et il a même été validé par Bruxelles le 15 mars 2011. En gros, donc, tout est en place pour que cette technologie devienne effective. Union européenne oblige, la France ne sera bien évidemment pas le seul pays visé et nos amis hollandais, belges, autrichiens et anglais sont donc confrontés exactement à la même menace.

Vous l’aurez donc compris, INDECT est la nouvelle menace à abattre. Cette fois, la tâche risque cependant d’être un peu plus ardue puisque ce projet se fait très discret. Enfin on trouve quand même un site officiel vide de tout contenu et bourré de failles, alors nous n’allons pas nous plaindre…

Mots-clés indectweb

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Frédéric Pereira

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.

  • CSFA

    Ca fait juste 6 mois qu’on en parle. Depuis le début du combat contre ACTA en fait. Mais comme les gens ne nous prennent pas aux sérieux, obligé d’attendre la fin du combat ACTA pour enfin se faire entendre…

    • Je t’ai déjà répondu sur FB mais je vais quand même me répéter ici : on en parle depuis 6 mois sur internet, mais les médias ne l’évoquent pas. Et sachant que ACTA devait être voté cet été, je pense qu’il valait mieux commencer par ça :)

  • Thomas

    Je t’en avait parlé hier dans un commentaire … Une coïncidence ? :)

  • Thomas

    Les anonymous en parlent …
    http://www.youtube.com/watch?v=4MZ8gWAHB8c

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  • PY

    Euh, excusez-moi, mais il ne me semble pas non plus que vous donnez beaucoup d’infos sur ce que c’est réellement, je me trompe ( enfin on voudrait un peu plus que 2 lignes quoi…)

    • Tout simplement parce qu’on n’a pas encore beaucoup d’infos sur la question, si ce n’est qu’il s’agit d’un outil de surveillance censé épier nos faits et gestes sur le web.

  • Pingback: CETA, IPAA et INDECT...Les petits frères de l'ACTA et de SOPA | Web & Tech()

  • Juste afin de lire autre chose, et quitte à me faire copieusement houspiller, je vais quand même donner quelques informations supplémentaires. À savoir qu’INDECT n’est pas un «outil» mais un projet de recherche qui a été financé par la commission européenne suite à une réponse à un appel d’offre. Il est passé en effet par un comité d’éthique qui comportait des entreprises et des «représentants gouvernementaux» comme des forces de polices, mais également des universités indépendantes et des organisations non gouvernementales spécialisées dans la protection de la vie privée.
    Aucun média ne daigne en parler comme c’est le cas pour des centaines de projets européens qui sont menés chaque année, et le site web du projet fournit l’ensemble des déliverables remis à la commission européenne et au comité d’éthique. Ces documents détaillent les buts du projet, les méthodes utilisées pour détecter les sites web suspicieux (par exemple), et indiquent même que les « données sur les ordinateurs personnels » sont des données factices et qu’aucune donnée nécessitant l’accord préalable d’un juge ne sera utilisée.

    Je trouve que pour un projet sur lequel on n’a pas beaucoup d’infos, c’est déjà pas mal. On peut se poser des questions sur ce que des entreprises pourront faire de ces recherches après, mais ce n’est pas le problème du projet en lui même… On aurait aussi bien pu se poser des questions sur ce que les Hommes allaient faire de la fission de l’atome, et pourtant merci Einstein !

    Et pour ceux qui sont prêt à lire un autre son de cloche, j’ai un article plus détaillé sur mon site !

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