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Instagram et YouTube toujours très appréciés par les trafiquants d’animaux

Les médias sociaux et les sites de commerce électronique sont utilisés par les trafiquants d’animaux exotiques. Ces plateformes sont favorables aussi bien pour les vendeurs que pour les acheteurs d’animaux sauvages. Parfois, il suffit d’une publication pour que certains commentent : « Combien ? ». D’ailleurs, les hashtags permettent de faciliter la recherche.

Le guépard est l’une des espèces en voie de disparition qui sont les plus menacées par ce fléau.

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Ayant étudié le rôle des médias sociaux dans le commerce illégal des guépards, Cheetah Conservation Fund a trouvé 906 annonces liées à la traite des ces animaux sauvages, entre janvier 2012 et juin 2018. 77% d’entre elles sont sur Instagram.

Youtube, l’application de commerce électronique koweïtienne 4Sale et Facebook ont également été utilisés. Les trafiquants ont eu recours à WhatsApp pour les transactions.

Un problème difficile à poursuivre juridiquement

Il s’agit d’un nouveau fléau devant lequel les gouvernements et les ONG environnementales sont presque démunis. En effet, la difficulté réside dans la surveillance au sein de ces plateformes virtuelles. La stratégie nécessite une implication sérieuse de ces entreprises.

C’est un problème « difficile à poursuivre juridiquement », a déclaré Patricia Tricorache, directrice adjointe des communications stratégiques et du commerce illégal d’espèces sauvages Cheetah Conservation Fund.

Les pays concernés ont effectivement signé, en 2016, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui interdit le trafic. Ce traité exhorte les pays signataires « à dialoguer avec les plateformes de médias sociaux, les moteurs de recherche et les plateformes de commerce électronique pour lutter contre le commerce international illicite » de ces animaux.

Il ne resterait plus que moins de 7000 guépards dans la nature

Les grandes firmes telles qu’Instagram, Facebook, Amazon et Alibaba ont promis de réduire de 80% le trafic sur toutes les plateformes avant 2020.

« Aujourd’hui, malgré le braconnage des guépards et l’interdiction du commerce des guépards dans la plupart des régions du monde, ils sont toujours très recherchés comme animaux de compagnie dans les États du Golfe », a souligné Laurie Marker, fondatrice et directrice exécutive du Cheetah Conservation Fund.

« Le Cheetah Conservation Fund estime que près de 1 000 guépards peuvent être gardés dans des maisons et des complexes en Arabie Saoudite, au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Oman et au Qatar, chacun coûtant des milliers de dollars et peu survivant à l’âge adulte », a ajouté Marker.

Il y a deux ans, une équipe internationale de chercheurs avait publié un rapport selon lequel il ne restait plus que 7100 guépards dans la nature. La moitié d’entre eux vivent dans les pays d’Afrique australe.

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