Mieux comprendre l’introduction en bourse de Facebook

Nous vivons dans un monde très paradoxal. Alors même que de plus en plus de gens ont du mal à boucler leurs fins de mois, une opération financière majeure se profile à l’horizon. Une opération qui se chiffre à quelque chose comme 5 milliards de dollars. Vous l’aurez compris, je fais bien évidemment allusion à l’introduction en bourse de Facebook, une introduction très médiatisée et dont tout le monde parle depuis ce matin puisque le géant américain vient tout juste de déposer son dossier d’entrée à la bourse de New York. Un évènement incroyable, d’autant plus que l’on parle de cette fameuse introduction depuis plusieurs années.

Mieux comprendre l'introduction en bourse de Facebook

A quoi sert l’introduction en bourse ?

Mais la question que vous vous posez sans doute (en tout cas, moi, je me la suis posée), c’est de savoir pourquoi Facebook tient autant à entrer en bourse. En fait, c’est assez simple, grâce à cette introduction, la firme américaine va pouvoir lever des fonds importants. Des fonds qui vont ensuite lui permettre d’intensifier son développement et de financer ainsi ses évolutions futures. L’objectif pour Mark Zuckerberg et son équipe, c’est donc d’arriver à lever 5 milliards de dollars. On ne sait évidemment pas s’ils vont parvenir à leurs fins, seul l’avenir nous le dira.

Quand sera t’il possible d’acheter des actions ?

Pour le moment, Facebook vient tout juste de déposer son dossier. Ce qui veut donc dire que l’organisme référent – la Security and Exchange Commission (SEC) – va devoir l’analyser afin de déterminer si tout est en règle et si cette introduction peut être validée. Ensuite, si le dossier est en règle, il donnera à la firme le feu vert et l’introduction en bourse de la firme sera donc confirmée. Reste évidemment la question des délais et, là, tout est possible. Zynga, par exemple, a mis six mois avant de se retrouver côté en bourse tandis que LinkedIn s’en est tiré avec quatre mois d’attente.

L’introduction en bourse est-elle dangereuse ?

Cette fois, la réponse est plutôt simple : oui. Grâce à cette introduction, l’entreprise peut  prendre de la valeur, c’est vrai, mais elle peut aussi en perdre. Or justement, l’économie mondiale ne se porte pas forcément bien, les investisseurs sont donc prudents et rien ne dit que Facebook parviendra à remplir ses objectifs. En outre, il ne faut pas non plus oublier le fait que la firme se traine quelques casseroles, on se souviendra ainsi que le réseau social a été placé sous surveillance en novembre dernier. Rien n’est donc encore gagné pour la firme.

Facebook obligé à la transparence

Mais tout l’intérêt de cette opération, c’est que Facebook a été obligé de rendre publiques certaines données pour monter son dossier d’introduction en bourse. On a ainsi appris que les revenus publicitaires de la firme sont passés de 738 millions de dollars en 2009 à 3,8 milliards en 2011. De la même manière, il faut aussi souligner le fait que le réseau social totalise 845 millions de membres actifs, soit 40 % des internautes dans le monde. Un score plutôt honorable et qui devrait sans doute pousser les investisseurs à signer quelques chèques. D’autant plus que la grande force de Facebook, c’est que le service permet aux annonceurs de cibler le public qu’ils souhaitent toucher. J’avais d’ailleurs écrit un article à ce sujet en 2010.

Faudra t’il acheter des actions ?

Là, il n’y a que vous qui puissiez répondre à cette question ! Mais finalement, cela revient à s’interroger sur l’avenir du service. Sur le marché des réseaux sociaux, la concurrence est de plus en plus rude et l’arrivée de Google et de son nouveau service Google+ n’a évidemment rien arrangé. Ensuite, il ne faut pas non plus perdre de vue le fait que les revenus de Facebook reposent essentiellement sur la publicité. Un secteur très fluctuant et qui dépend de la bonne volonté des annonceurs. Et si l’on ajoute à cela le fait que les autorités s’intéressent de plus en plus au célèbre réseau social et que nous vivons en plus une importante crise financière, on se rend compte que la situation n’est pas forcément aussi simple qu’on pourrait le penser.

Sources : 1, 2, 3 – Crédits Photo

Mots-clés facebookweb