iPTF14hls, l’étoile « zombie » qui fascine les chercheurs

D’après les données disponibles à ce jour, rien ne devrait survenir après qu’une étoile se soit changée en supernova. Cependant, une récente découverte pourrait bouleverser les connaissances déjà établies concernant la mort des étoiles. Un fait inattendu a été observé par des spécialistes de la détection de phénomènes transitoires. Concrètement, le processus de transformation d’une étoile en supernova ne s’est pas acheminé normalement.

Six décennies plus tard, le même astre a recommencé le processus. Cette étoile zombie a été mise à jour par le Palomar Transient Factory en 2014. Baptisée iPTF14hls, elle est provisoirement classée dans la catégorie II-P. Cette dernière comprend les étoiles massives dont l’effondrement de cœur est riche en hydrogène.

Voie Lactée

Habituellement, les supernovas atteignent une luminosité maximale, puis s’assombrissent pour disparaître peu à peu. Pourtant, six cents jours après son début d’extinction, les chercheurs ont encore enregistré cinq pics de luminosité au niveau d’iPTF14hls.

Un casse-tête pour les experts

La disparition de l’étoile reste la seule suite logique de toute supernova. De façon progressive, le processus devrait s’accompagner de rejets de masses d’hydrogène. L’intensité de la luminosité devrait diminuer lentement. L’étape finale devrait être marquée par l’apparition d’un trou noir.

Alors que le processus n’est pas censé durer plus de cent jours, la luminosité d’iPTF14hls avait oscillé cinq fois en deux ans. « C’est le plus grand puzzle que j’ai rencontré en près d’une décennie d’étude des explosions stellaires », a affirmé le premier chercheur de l’observatoire de Las Cumbres.

Une première pour les astronomes

Une autre théorie veut que la supernova en question puisse être de type à PPI (pulsation-instabilité paire). Ainsi, l’étoile dégagerait des particules antimatières dans son noyau. Cela occasionnerait des éruptions phénoménales régressives espacées de plusieurs années. Ce pourrait expliquer sa persistance à ne pas s’éteindre.

Toutefois, ces comportements sont caractéristiques des premières étoiles qui se sont formées quand l’univers était âgé d’environ un milliard d’années. « C’est comme si vous trouviez un dinosaure encore vivant aujourd’hui », s’est enthousiasmé le chercheur Andy Howell, responsable de la section dédiée à la supernova de l’Observatoire Las Cumbres.

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une première pour les astronomes, lesquels devront reconsidérer leur manière de comprendre l’univers.

Les résultats des recherches des astronomes ont été publiés dans la revue scientifique Nature. Ils peuvent être consultés à cette adresse.

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