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Irisagrig : on a retrouvé des artefacts de la cité sumérienne perdue

Des centaines de tablettes ont été pillées en Irak et achetées par la société américaine Hobby Lobby. Ces artefacts anciens semblent provenir de la mystérieuse cité sumérienne d’Irisagrig, cité dont on ne connait pas jusqu’à présent l’emplacement exact.

Le gouvernement américain a saisi ces tablettes sumériennes qui ne sont qu’une partie des milliers d’artefacts disparus et s’apprête à les renvoyer en Irak.

Sur les quatre cent cinquante tablettes saisies, beaucoup proviendraient de l’ancienne ville nommée Irisagrig. Immigration and Customs Enforcements, un organisme américain chargé d’appliquer la loi, a déclaré dans un communiqué que ces tablettes dataient d’entre deux mille cent à mille six cents avant Jésus-Christ.

La plupart de ces tablettes sont des textes légaux, économiques et administratifs ayant servi à faciliter la vie du gouvernement de la ville et la gestion des affaires entre les citoyens.

Des tablettes dérobées au marché des antiquités

Manuel Molina, professeur au Conseil national de la recherche d’Espagne, a écrit dans un article publié dans le livre « Du XXIe siècle av. J.-C au XXIe siècle » qu’Irisagrig était une ville sumérienne qui n’a jamais fait l’objet d’une fouille archéologique et dont la localisation reste inconnue.

L’emplacement exact de ce site a été débattu par les chercheurs. Molina rajoute dans son article qu’un certain nombre de tablettes d’Irisagrig ont été mises à la vente ces dernières années sur le marché des antiquités et qu’elles ont pu être pillées récemment.

D’autres artefacts anciens ont aussi été retrouvés

En plus des quatre cent cinquante tablettes cunéiformes, le gouvernement américain a également saisi des milliers de bulles d’argile, des petits textes inscrits permettant d’identifier un individu, ainsi que des sceaux cylindriques. Néanmoins, la déclaration de l’Immigration and Customs Enforcements n’en a pas précisé l’origine.

Le communiqué déclare que certaines de ces bulles d’argile datent de l’époque où l’Empire parthe et l’Empire Sasanien ont prospéré en Irak entre deux mille deux cents ans à mille quatre cents ans avant Jésus-Christ.

La société Hobby Lobby, chez laquelle ont été retrouvés de nombreux artefacts sumériens, appartient à un collectionneur d’antiquités du nom de Steve Green.

Les chercheurs ne sont pas unanimes sur le fait de retourner immédiatement les artefacts en Irak. Certains proposent de les enregistrer, de les étudier et de déterminer s’ils proviennent bel et bien d’Irisagrig, ce qui permettrait une grande avancée archéologique.